Café de l'autolouange - Jacques-Yves

 
Cette caméra, ce preneur de son, ce temple du jazz
Bruxelles
Un endroit sur la terre
Je suis un centre de cet endroit
La terre s’agite, l’instant se crée partout
Je suis cet instant
Je suis cette rencontre de tables, de fauteuils, de silence, de murmures
Je suis ce sable qui glisse entre nous
Je suis cette mer, l’immense dans ce petit endroit de géants
Ces êtres, mes êtres, mes formes
Je suis ce feutre, cette douceur, cette envie, cette gêne
Demain n’existe pas
Je suis le maintenant de ton rire
Je suis ton cœur qui court sur la feuille
C’est pas simple d’être simple
Je suis cet essai, cette tentative
Je suis ce courant d’air qui m’écharpe
Et vous êtes autour de moi et moi
Instant, je suis un instant
Une montagne de complication
Une horlogerie suisse inexorable
Mon ventre se noue et mes oreilles s’évadent
Je laisse mon cœur battre, je laisse mon cœur
C’est blanc, avec de l’ombre
J’ombre et j’hésite, je me retiens
Je contrôle, je suis la plus haute tour de contrôle du monde
Je me contrôle, j’ai les yeux sur tout et le monde me regarde
Je laisse, enfin, frais, café, fée, facile
Un mont, un mot, merci
Facile, quand je veux, quand j’arrête de vouloir
Foi, bruit, je fais silence, et je répète
Force, je suis rire, rire chocolat
Je suis les 3 cm qui séparent de la fin
Au bout, je ne trouve pas, j’arrête, fort, faible
Fort, faible, f, c’est facile... Amitié, Joie

Bar de l’Archiduc. Bruxelles. Le 3 mai a.m.
Le 1er café de l’autoloange
En compagnie de Marie, Léonard, Florence, Emile, Mathy, Christophe, Delphine, Vincent, Alain, Jean-Louis, Nathalie...




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