Paris Marie mars 2009

Mandarine et gingembre

Tulipe et jonquille

Je suis de feu et de miel

Je suis l’astre luminescent

L’unique parmi 10 milliards d’humains

Sur une planète parmi 50 milliard d’étoiles de la voie lactée

Dans 200 milliards de systèmes planétaires

Antenne j’actualise cette immensité spatio-temporelle.

 

Einstein au pays de Galilée,

 

Je vois ce que d’autres ne soupçonnent pas encore.

J’ouvre grandes les portes d’un futur ouvert,

Créatif et créateur, puissant de multiples possibles.

J’ai la vision des prophètes,

La parole des devins,

La sagesse des saints et des animaux.

Aigle je vole haut et ne perds aucun détail.

Louve, je suis bonté pure, pour tous.

Fennec, je suis rusée comme Hermès

Et connais tous les dédales des déserts du cœur

Et des abîmes de la raison.

Mustang, je jouis des grands vents de la liberté.

Bonobo, je grimpe aux arbres les plus hauts

Y glaner des cosses d’intelligence fraîche et savoureuse.

Je suis l’exubérance des clairons d’or du printemps,

L’élégance accomplie aux mille couleurs

D’une palette de pétales dans les champs de Leyden.

 

Je suis chantre de la joie,

L’émerveillée des êtres,

L’aboutissement d’une ligne de femmes et d’hommes

Qui se sont transmis le relais de la vie

Depuis Adam et Eve pour que Marie soit

« Me voilà »

 

Que louange soit proclamée

Pour Eliane, la subtile qui voyait Dieu et en transmit les gènes.

Pour Louise qui voyait de moins en moins et transmit l’effronterie du bonheur et de la complicité.

Pour André le bâtisseur sans âge éternellement présent.

Pour Sylvain, roi audacieux d’un pays aux contours changeants.

Pour Valentine la grand’mère, Suzanne la mégère et Maare la mégère grand’mère

Qui ont repoussé les frontières du tolérable,

Eloigné le paradis et matérialisé l’enfer.

Je leur dois reconnaissance infinie :

Pour toujours et à jamais je n’ai plus d’ennemi et quelques adversaires.

Gloire à chacun qui de Nene à Armande m’a tressé la couronne de vie d’un présent chatoyant.

Ils furent pour que je sois.

Suis-je pour qu’ils soient ?

J‘hérite d’eux l’époustouflante incarnation

De Monet, de Cézanne, Renoir, Matisse, Rothko

J’hérite la saveur des vraies nourritures.

De Thalès, de Pythagore, Peano ou Klein

L’exubérance des défis et de l’impertinence scientifique,

D’Harry Potter, Victor Hugo ou Christiane Singer

La magie du verbe et des vies intensifiées

 

Je suis un hybride entre Marie Curie et Mary Poppins

 

Marie

 

Paris, 29 03 09

 

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