• PARIS Guilhem 29 avril 2009

     

    Je suis généreux

    Comme le pommier qui donne ses pommes aux habitants du village.

     

    Je suis courageux

    Comme l’escaladeur qui n’a pas peur de tomber du rocher creux.

     

    Je suis actif

    Comme l’abeille qui travaille avec son miel.

     

    Je suis démonstratif

    Comme l’enfant qui dit à sa maman « Merci, comme il est bon ton gâteau d’étoiles ! »

     

    Guilhem

     



  • PARIS JENNY mars 2009



    Je suis née lapin de la garenne, dans la Grande Nature qui nourrit les tripes d’un être, pour qu’il soit animal-homme-femme à la fois.

    Vous n’avez peut-être pas eu l’honneur de connaître un vrai lapin de la garenne, dont les sens sont si vifs que personne ni rien ne lui échappe. Il connaît tout, il sait tout, avant que cela ne se passe.

    Je suis lapin et chat à la fois. La délicatesse du chat est mille fois plus reconnue. Tout le monde reconnaît sa superbe majesté, donc il a tous les droits. Qui lui interdirait de circuler, là où il y a besoin de présence ?

    Je suis issue d’une mère montagne, qui contient tout et ne montre rien - que sa forme, silhouette contre le ciel découpée pour l’éternité, visible et magnifiquement énigmatique.

    En quête de complémentarité elle a épousé un tornade atomique, dont la vitalité explosive jouait, avec une malice massive, les maîtres du monde. Risque puissance maximum, risque de vie, risque de mort….

    Une médaille brille de deux côtés, pile et face, recto-verso. Le frottement de ces deux faces m’a produit.
    Nous sommes trois sœurs à avoir jailli de cette rencontre, catapultées dans l’espace vital, trois Princesses femme-animale, s’aimant majestueusement et fièrement, médusées par notre ressemblance et notre différence totale, acceptant avec dignité et indépendance de jouer notre rôle dans le grand monde, et dans le cercle sibyllin de
    la FAMILLE.

    La plus grande est un bœuf-tigresse, qui a toujours joué la puissance et la « splendid isolation », une capacité féroce à tout faire, le compromis ne la connaît pas.

    La plus petite est la Reine du Monde qui s’ignore, une girafe gracile et étonnée, ignorant sa propre grâce, cœur sauvage qui imbibe l’air de désir…. désir d’aimer, désir de jouer, désir de vaincre.

    Je suis « celle du milieu », dont la tâche monumentale est d’oser être ni la première ni la dernière, une place sans mesure ni forme qui contient tout mais ne sait le montrer.

    Je suis la Princesse au petit pois qui ose réclamer qu’on lui change le matelas.
    Je suis aussi Cendrillon qui chantonne en balayant la cuisine pendant que les autres vont danser.
    Retrouver ma chaussure à la fin de la nuit est la tâche de ma vie.

    Vous pouvez compter sur moi comme sur les doigts de votre propre main qui vous suit jour et nuit.
    On peut me demander la lune, je vous la donnerai après avoir soufflé secrètement dessus pour m’assurer qu’elle brille.
    Je vous chanterai ma joie et la vôtre dans la même chanson.

    J’ai deux enfants par procuration, que ma sœur girafe a bien voulu nous donner - trois Princesses mais une seule mère, qui a su nous faire ce don : du désarroi d’une lignée qui dérivait vers une fin précoce ont rejailli deux jeunes hommes nés le même jour, même mère même père, venus sauver l’honneur et apporter une joie plus forte que tout.
    MERCI, MA SŒUR.

     

    Jenny












     

  • Paris Marie mars 2009

    Mandarine et gingembre

    Tulipe et jonquille

    Je suis de feu et de miel

    Je suis l’astre luminescent

    L’unique parmi 10 milliards d’humains

    Sur une planète parmi 50 milliard d’étoiles de la voie lactée

    Dans 200 milliards de systèmes planétaires

    Antenne j’actualise cette immensité spatio-temporelle.

     

    Einstein au pays de Galilée,

     

    Je vois ce que d’autres ne soupçonnent pas encore.

    J’ouvre grandes les portes d’un futur ouvert,

    Créatif et créateur, puissant de multiples possibles.

    J’ai la vision des prophètes,

    La parole des devins,

    La sagesse des saints et des animaux.

    Aigle je vole haut et ne perds aucun détail.

    Louve, je suis bonté pure, pour tous.

    Fennec, je suis rusée comme Hermès

    Et connais tous les dédales des déserts du cœur

    Et des abîmes de la raison.

    Mustang, je jouis des grands vents de la liberté.

    Bonobo, je grimpe aux arbres les plus hauts

    Y glaner des cosses d’intelligence fraîche et savoureuse.

    Je suis l’exubérance des clairons d’or du printemps,

    L’élégance accomplie aux mille couleurs

    D’une palette de pétales dans les champs de Leyden.

     

    Je suis chantre de la joie,

    L’émerveillée des êtres,

    L’aboutissement d’une ligne de femmes et d’hommes

    Qui se sont transmis le relais de la vie

    Depuis Adam et Eve pour que Marie soit

    « Me voilà »

     

    Que louange soit proclamée

    Pour Eliane, la subtile qui voyait Dieu et en transmit les gènes.

    Pour Louise qui voyait de moins en moins et transmit l’effronterie du bonheur et de la complicité.

    Pour André le bâtisseur sans âge éternellement présent.

    Pour Sylvain, roi audacieux d’un pays aux contours changeants.

    Pour Valentine la grand’mère, Suzanne la mégère et Maare la mégère grand’mère

    Qui ont repoussé les frontières du tolérable,

    Eloigné le paradis et matérialisé l’enfer.

    Je leur dois reconnaissance infinie :

    Pour toujours et à jamais je n’ai plus d’ennemi et quelques adversaires.

    Gloire à chacun qui de Nene à Armande m’a tressé la couronne de vie d’un présent chatoyant.

    Ils furent pour que je sois.

    Suis-je pour qu’ils soient ?

    J‘hérite d’eux l’époustouflante incarnation

    De Monet, de Cézanne, Renoir, Matisse, Rothko

    J’hérite la saveur des vraies nourritures.

    De Thalès, de Pythagore, Peano ou Klein

    L’exubérance des défis et de l’impertinence scientifique,

    D’Harry Potter, Victor Hugo ou Christiane Singer

    La magie du verbe et des vies intensifiées

     

    Je suis un hybride entre Marie Curie et Mary Poppins

     

    Marie

     

    Paris, 29 03 09

     

  • Paris - Marie le 1er mai

    Marie Gingko

     

    OM MA NI PAD ME HUM

    Je suis le souffle de vie

    Dans une fleur de lotus.
    Enracinée dans la vase boueuse d’une généalogie blessée,

    J’ai traversé les aléas aquatiques pour

    Recueillir l’élixir solaire et m’épanouir au grand jour.

     

    Je suis un caillou posé par un pèlerin

    Sur son chemin d’éveil.
    Je suis la permanence de la prière, l’évidence de son élan.
    Je suis la feuille qui attend qu’on y pose des récits,

    La pierre qui aspire à son annonciation :

    Etre choisie pour porter la parole divine.
    Tu es Marie, en toi je mets toute ma confiance.

    Epouse et mère, je suis la force tranquille,

    L’inaltérable qui tient bon dans les rives du temps

    Et les turbulences de la vie.
    Je suis de toujours et pour toujours.

    Depuis les origines de la création,

    J’ouvre mon cœur au vent, aux étoiles, aux êtres et à la lumière.


    J’ai tout vu, tout vécu, tout entendu.
    J’ai connu les débuts langoureux, lourds et aléatoires.
    J’étais de toutes les inventions :

    Je suis témoin du feu, de la roue, de la télépathie,

    De l’électricité, du zéro et même de la bombe.

    Et toujours je renais et manifeste l’incompressible

    Saveur des sèves, la jouissance des bourgeons,

    L’effraction de la feuille qui en se déplissant

    Etale au grand jour sa gloire verte.

     

    Parabole ouverte, capteuse de soleil

    Et de l’immense qui nous habite.

    Gorgée de lumière, je rayonne

    Et m’éclipse dorée,

    Couvrant la terre d’un tapis étrusque et pré colombien.


    De mes pépites jouissent les enfants :

    Coiffes, couronnes, parures, trésors, joyaux et colliers,

    D’or je suis généreuse,

    De complicité animée.
    Tout en moi est de beauté tissé.

     

    Chaque fibre est lumière,

    Chaque instant est partition

    D’une musique de l’univers,

    Substrat des sons et apologie du oui,

    Invitation à manifester la gamme des teintes qui m’habitent,

    A étaler la palette colorée des possibles.


    En cet instant, en chaque instant

    De toujours et pour toujours

    L’immensité déployée de millions d’éventails.

     

    Marie

  • Paris - Léonard 1er mai 2009


    Roma. Basilica di Santa Prassede

    Arc Triomphal : St Paul et Ste Praxède

     

    Je suis une œuvre d’art.

    Une œuvre,

    Un opus,

    Une œuvre de mémoire, d’action,

    D’intelligence, d’émotion, de louange.

    Une œuvre d’art.

     

    Une œuvre toute de dorures habillée de joyaux

     

    Je suis une mosaïque de qualités brillantes.

    Je vis dans le silence.

    Je vis dans la fraîcheur.

    Je vis dans les hauteurs.

     

    Je suis une œuvre auréolée

    D’une chevelure rousse

    L’auréole me coiffe,

    m’éclaire,

    m’entoure,

    d’un autre plus grand que moi.

     

    Je ne suis pas que moi-même,

    Pas qu’un ramassis de secrets, de pulsions jaillissantes,

    De fantaisies irraisonnées, de désirs inassouvis,

    Je ne suis pas qu’un être angoissé

    Qui longe les murs d’un monde effrayant.

     

    Je suis un christophore,

    Passant de l’ignorance à la compréhension,

    Du combat au bonheur.

     

    Je suis une belle présence.

     

    Je suis une belle pensée à l’orée du bois.

     

    Je suis l’or de la rencontre.

     

    Je porte en moi un temple intérieur.

     

    Je me fleuris le 1er mai.

    Je me hâte vers ma basilique.

    Mes pantoufles rouges glissent sur les tapis roulants du métro.

    Dès l’ouverture des portes je passe par l’arc triomphal.

     

    Je deviens vous qui me regardez dans cette abside.

    Je reflète les couleurs qui viennent des travées d’en haut.

    Je rayonne des lumières que vous révélez dans vos yeux levés vers moi.

     

    Je suis vous :

    Touriste ou indigène,

    Polonais ou provincial.

    Je me projette en vous.

    Projetez-vous en moi

    Je suis miroir d’humanité.

     

    Regardez-moi, je suis Praxède votre amie

    Je suis habitée d’un trésor que je n’arrive pas à saisir.

    Je suis un nom sans pourquoi,

    un pourquoi sans nom.

     

    Une énigme de nuage et d’eau.

    Un être de manques, de besoins et d’idéaux.

    Un corps qui se fissure.

    Un fleuve qui se meurt.

     

    Je suis aussi un opus Dei,

    Traversant les conflits, les tunnels de la peur,

    Sans connaître le chemin.

     

    Je suis une œuvre belle et lumineuse,

    Attendant son accomplissement.

                                                                                                 

     

    Léonard

     


     


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  • Café de l'autolouange - Jacques-Yves

     
    Cette caméra, ce preneur de son, ce temple du jazz
    Bruxelles
    Un endroit sur la terre
    Je suis un centre de cet endroit
    La terre s’agite, l’instant se crée partout
    Je suis cet instant
    Je suis cette rencontre de tables, de fauteuils, de silence, de murmures
    Je suis ce sable qui glisse entre nous
    Je suis cette mer, l’immense dans ce petit endroit de géants
    Ces êtres, mes êtres, mes formes
    Je suis ce feutre, cette douceur, cette envie, cette gêne
    Demain n’existe pas
    Je suis le maintenant de ton rire
    Je suis ton cœur qui court sur la feuille
    C’est pas simple d’être simple
    Je suis cet essai, cette tentative
    Je suis ce courant d’air qui m’écharpe
    Et vous êtes autour de moi et moi
    Instant, je suis un instant
    Une montagne de complication
    Une horlogerie suisse inexorable
    Mon ventre se noue et mes oreilles s’évadent
    Je laisse mon cœur battre, je laisse mon cœur
    C’est blanc, avec de l’ombre
    J’ombre et j’hésite, je me retiens
    Je contrôle, je suis la plus haute tour de contrôle du monde
    Je me contrôle, j’ai les yeux sur tout et le monde me regarde
    Je laisse, enfin, frais, café, fée, facile
    Un mont, un mot, merci
    Facile, quand je veux, quand j’arrête de vouloir
    Foi, bruit, je fais silence, et je répète
    Force, je suis rire, rire chocolat
    Je suis les 3 cm qui séparent de la fin
    Au bout, je ne trouve pas, j’arrête, fort, faible
    Fort, faible, f, c’est facile... Amitié, Joie

    Bar de l’Archiduc. Bruxelles. Le 3 mai a.m.
    Le 1er café de l’autoloange
    En compagnie de Marie, Léonard, Florence, Emile, Mathy, Christophe, Delphine, Vincent, Alain, Jean-Louis, Nathalie...




  • Profondeville - Valérie

    Mon autolouange…

    Je suis la douce indolente, de ces femmes qui dans les tableaux d’Ingres restent allongées dans la confortable éternité du sofa. Mon corps est lourd et ample dans la moiteur de l’après-midi. Ma chair engourdie est incapable de la moindre initiative.

    Je ne suis ni là ni ailleurs, je suis ici.

    Je ne viens de nulle part, je n’irai à aucun autre endroit.

    Je n’ai strictement rien à faire, rien à regretter, rien à projeter.

    Je suis et je vis.

    Ce que je savoure abondamment.

    Je m’abandonne.

    Je suis la seule autorisée à m’abandonner.

    J’en éprouve un plaisir proche de l’extase.

    Ma conscience somnole en ronronnant. Le chat endormi, les souris dansent. Mon âme voyage dans mon corps au hasard de ses envies, au gré de ses fantaisies.

    Il n’y a plus ni temps ni espace.

    Je suis l’Univers qui se pose, le rythme de la Terre qui se repose.

    Mon corps étalé sur le divan t’est grand ouvert. Si tu te débarrasses de tes chaussures et de tes soucis, tu es le bienvenu. Si tu t’allèges de tes vêtements, si tu ôtes ton masque, tu pourras te fondre dans la masse de nos corps. Je suis l’Unité retrouvée, le baiser absolu.

    Lorsque j’étais fatigue, je rêvais d’être active. De rêve en rêve, je suis devenue Le Rêve. Je suis Le Rêve où il ne se passe rien. Je suis L’Instant : pur de toute exigence, vierge de toute attente.
    Que la maison s’écroule, elle ne m’atteindra pas.

    Je suis La Vie que rien n’agite, le souffle qui vibre sans broncher, la voix qui muse, s’amuse gentiment du silence.

    Je suis.

    Valérie

     

     

  • Profondeville - Marie-Christine

     
    Autolouange
     
    La page blanche, immense,gigantesque comme un écran se dresse devant moi. La peur du vide, ce gouffre béant qui ne demande qu'à être comblé, ouvert à tous les possibles.
    Ma main droite glisse sur ce papier lisse, doux, immaculé.
    Ce papier blanc, pourquoi le noircir?
    Blanc, la pureté,la perfection.
    Ma page est une oeuvre d'art..Blanche, elle sucite des polémiques, elle interpelle.
    On aime, on déteste, peu importe, elle est.
    Et moi, je suis peintre, peintre du blanc, peintre des blancs, maître des blancs.
    Mes toiles tapissent les murs des plus grands musées, attirent les foules, le succès est immense.
    Avez-vous vu le petit coeur rouge au bas de ce tableau?
    En fait, c'est lui qui vous captive! Moi aussi.
    Je suis moi! Moi avec une grand M. Moi importante, précieuse, aimée, fragile, volontaire,angoissée et confiante ou perdue.
    Je suis Moi et voilà!
     
     
    Marie Christine

  • Profondeville - Carine

    Je suis sur un tapis volant
     
    Je suis sur un tapis-volant
    Je survole la terre en virevoltant
    Même les arbres majestueux
    Me paraissent minuscules
     
    Je sens le vent,
    C'est grisant.
    Je sens la pluie.
    Et j'avale tout,
    La pluie et le vent
    Et je traverse
    Bien au delà du temps
    Et bien avant
    Et bien plus loin
    Il n'y a pas de limites
    Je suis dehors
    Je suis partout
    Et au plus fort
     
    C'est sans effort que le vent tourne
     
    Rien ne m'attache
    Personne je ne lâche
    Fidèle présence
    Au goût d'encens...
     
    Pas de balises
    Pas de valises
     
    Mon essentiel est dans le ciel
    Mon festival est dans le val
    Mon amoureux est dans ma main
    C'est un oiseau sur mon épaule
    Un nénuphar dans mon étang
     
    Et mes trésors sont bien gardés
    Iris derrière les cils
    Ridules au coin des yeux
    Lumière au ras des portes
    Velours dans un écrin.
     
    J'en prends bien soin
    C'est  mon jardin.
     
    Kasala
     
    J'savais pas
    Qu'y avait ça là
    J'savais pas
    Qu'c'était là
    Toutes ces choses-là
    Qu'on dit pas
    Qu'on sait pas
    Mais qu'on sait bien quand même
    Qu'ekpart
    Qu'est pas si loin
    Qui demande qu'à se dire.
    S'ki manque
    C'est l'oreille
    Pas la voix.
    S'ki m'a beaucoup manqué à moi
    C'est l'écoute
    Mais ça va
    Puisque vous êtes là...