• La fleur au café de l'autolouange 21 juin Sophie

    De chrysanthème effrayé par sa propre lumière, je suis devenue ce tournesol
    Un tournesol multicolore qui sait chaque jour trouver sa source de lumière
     
    Je ne chante plus sur le même thème
    Je danse et vibre pour la vie.
    Regarde-moi
    C'est moi qui brille sur Bruxelles aujourd'hui
    Je sais dorénavant entendre et accepter mon propore "je t'aime"
     
    Je ne crains plus la lumière qui est en moi
     
    Je l'accueille et la caresse
    Je suis mon propre soleil
    Ma propre source de lumière
    Mon propre tournesol
    Je peux être ton tournesol aussi
    Je suis LE tournesol
     
    Je ne crains plus la lumière qui est en moi

  • La fleur au café de l'autolouange 21 juin Christine

    Autolouange de l’herbe

     

    Mauvaise herbe ?

    Herbe des champs, des prés boueux, des pâtures bouseuses

    Herbe des chemins creux, qui adoucit leurs ornières, habille leurs bords d’une fourrure argentée par la rosée

    Herbe aux chats, fourrés ou harets, herbe enivrante et confortable à la fois, pour les siestes et les galipettes, herbe propice à la traque aux rongeurs ou à de voluptueuses séances de gratte-moi-la-puce-qui-m’gratte-le-dos

    Herbe hospitalière au petit peuple de la terre, araignées, scarabées, vermisseaux, souriceaux…

    Herbe douce que les Amérindiens partageaient avec le Grand Esprit

    Herbe souple, ondulant de plaisir sous la sensuelle caresse des bourrasques et des pluies

    Herbe des pelouses domestiquées, herbe qui se laisse tondre et raser, herbe moquette qui ne peut s’autoriser la moindre pâquerette

    Herbe folle qui dérange les jardins tirés au cordeau, les graviers arrosés d’herbicide

    Herbe durcie à force de lutte pour la vie, entaillant la main imprudemment dégantée qui voudrait l’arracher

    Herbe qu’on extirpe, qu’on veut éradiquer mais qui monte en graine contre tous les pesticides

    Herbe, mauvaise herbe du bord des routes, herbe qu’on ne file ni ne moissonne mais sauvagement parée de renoncules, de camomilles, de coquelicots je suis à la fois plus belle que la reine de Saba et plus solide que le roi Salomon dans toute leur gloire !

     

  • La fleur au café de l'autolouange 21 juin Marie

    Jean Kabuta a demandé :

    faites vous une fleur et nous serons ensemble un splendide bouquet.

     

     

    Je suis l’émue des parterre de myosotis :

    Bleus au printemps,

    Sombres avant l’été,

    Perlés après la pluie.


    Chaque graine capte sa gouttelette,

    Symphonie en suspension.

     

    Le champ qu’embrasse mon regard

    Est d’amour fleuri

    Et de joyaux perclus.


    J’aime être myosotis auprès de vous.

     

     

     

    Marie au café de l’autolouange 21 juin 2009

  • Une fleur au café de l'autolouange Marty

    Je suis ce parasol si rose et lumineux: un phlox au goût et à l’odeur étrange, entêtante parfois.

     

    Certains de mes pétales se sont déjà fanés; cela s’est passé si vite, je n’ai pas pris le temps de m’en rendre compte.

    Comme de ce temps maintenant déjà fini de ma vie.

     

    D’autres sont là, bien ouverts, mais, je ne sais pas encore pourquoi, je les vois mal, comme en retrait.

    Comme en suspens. Comme en attente aussi.

     

    Seul mes boutons prêts à éclore me fascinent aujourd’hui.

    Est-ce ça l’espérance, un espoir de résilience ?

    Est-ce le signe que, enfin un jour, bientôt, la vie va repartir ?

    Ou est-ce aussi, surtout, la peur, la terreur même qu’ils puissent se faner

    avant  même qu’ils n’éclosent ?

     

    Au fond de moi pourtant, comme une certitude, une rage contenue : mes racines sont solides, juste très bousculées par un souffle violent.

    Un raz de marée m’a secoué.

    Est-ce à cause de lui que ces petits boutons fragiles sont plus roses qu’avant ?

     

     

    Marty, à l'Archiduc 21 juin 2009

  • Une fleur au café de l'autolouange Léonard

    Ma fleur est ce verre de Manhattan

    Dont le cocktail me fait flotter

    Comme une abeille à son bonheur.

     

    Elle m’enivre et envoie en l’air

    Les bulles de déprimes souterraines

    Comme des oiseaux libérés s’échappant de leur cage.

     

    Ce verre invite à un langage insensé.

    Un cocktail nous poétise et

    Epanouit les tristesses en louanges.

     

    La fleur de Manhattan est un brin d’espoir,

    Une volute de folie

    Dans un monde de détours et de détresses.

     

    Je lève ce verre pour que se répandent

    Ses parfums célestes et que se dissolvent

    Les drames des jours et des nuits.

     

    Effluves, flottez sur les eaux profondes de l’océan sauvage

    Là-bas entre Recife et Cap Vert

     

    Flottaisons fragiles

    Fleurs d’un instant

     

    L’espoir s’est envolé de son cockpit

    Quand reviendras-tu, mon phénix, mon oiseau ?

     

    Je cherche l’ivresse au contact de cette fleur

    Que tient en ses mains un moine du désert de Chine

    Sur un morceau de tissu

    Recueilli au musée de Berlin

     

    Fleur d’entre les bombes

    Fleur de renaissance

     

    Fleur dans le bec d’un oiseau

    Fleur que je suis

    Léonard, à l'Archiduc le 21 juin 2009

     

     

     

     

     

     

  • Une fleur au café de l'autolouange Ingrid

    Il existe des tulipes de toutes les couleurs,

    Et toutes ces couleurs existent en moi.

     

    Je ne m’ouvre pas tout de suite,

    J’aime garder mon jardin secret et ma beauté

    Mais quand je m’ouvre, je fais le grand écart

    J’ose montrer mon ombre aussi bien que ma splendeur.

     

    Je suis pur et sereine comme la tulipe blanche

    Je suis douce et sensible comme la tulipe rose

    Je suis enthousiaste et effervescente comme la tulipe orange

    Et comme la tulipe noire j’ose affronter mes démons.

     

    Mais par-dessus tout le rouge m’habite

    Car je suis une femme passionnée

    Je suis la passionaria de la Vie !

    Ingrid à l’Archiduc – 21 juin 2009

  • Profondeville : Brigitte 5 mai

    Je suis la flamme de la bougie

    Le vent et les courants d’air me font vaciller

    Le luminaire me protège : le vent ne pourra m’éteindre

    Seul le souffle intense de la Vie aura raison de mon existence

    Je suis la flamme

    Je réchauffe celui qui s’approche

    Je brûle celui qui dépasse mes limites

    Tous les Icare s’y perdent

    Je suis la flamme

    Lumière fille du soleil, j’aime rebondir sur la lune pour éclairer vos nuits

    J'aime éclairer et réveiller mon ombre

    Compagne de mon chemin, tant que je suis là elle ne me quitte pas

    La flamme, la lumière

    Transformation radicale

    Transmutation phénoménale

    Le vent me trouble et parfois me fait peur

    L’air modifie mes couleurs

    Je rage, je mors, je pince

    J’éblouis aussi à en être aveugle

    Je suis flamme lumineuse

    Le feu et la lumière indissociable

    J’attire et je repousse

    Je fascine et je fais peur

    J’habite les lieux sacrés

    Je scintille de mille feux dans l’intimité

    Je suis flamme d’un grand feu

    Qui en sont les vestales ?

  • Profondeville : Jean-Jacques 5 mai

     Kasala

     

    J'savais pas

    Qu'y avait ça là

    J'savais pas

    Qu'c'était là

    Toutes ces choses-là

    Qu'on dit pas

    Qu'on sait pas

    Mais qu'on sait bien quand même

    Qu'ekpart

    Qu'est pas si loin

    Qui demande qu'à se dire.

    S'ki manque

    C'est l'oreille

    Pas la voix.

    S'ki m'a beaucoup manqué à moi

    C'est l'écoute

    Mais ça va

    Puisque vous êtes là...

     

     

    Jean Jacques

  • Profondeville : Bastien 5 mai

    Là, je cherche encore.

     

    Je cherche une trame.  Un fil rouge à la hauteur de mes envies.  Comment vous faire passer la splendeur et la lumière de mon dessein pour ma personne en ce monde ?

     

    Sortir du cadre ?  Oui. Peut être bien. 

     

    Je n’en ai pas le choix.

     

    Un projet comme le bien ne peut être limité dans le cadre réduit de l’alphabet ou d’une quelconque histoire. 

     

    Je m’étais bien lancé dans une histoire d’un homme au corps souple et agile, arborant fièrement sa couronne de roi du bonheur… A quoi bon.  Mes projets sont tellement plus grands et présenter une histoire faite de pleurs et d’amour ne pourrait traduire mon sentiment et vœu le plus cher pour cette terre.

     

    En fait, je vogue encore.  Je débute ma traversée magique dans les flots de la vie.  Aujourd’hui, un peu tôt pour jouer à Flaubert ou Rimbaud, mais déjà trop vieux pour dire que j’y crois et que j’y vais…

     

    A moi les couleurs ! 

     

     

    Bastien

                                                                                                                         

  • Profondeville : Béatrice 5 mai

     

    Je suis…

     

                JE

     

                            J.E.

     

                                       JE comme JE-une

     

    Jeune comme la vie –

     

    Je suis  la VIE, le flot de la vie, le mouvement du monde.  Le cycle vital.

     

    Parfois ruisseau.  Parfois torrent.  Parfois cascade. Parfois chute immense.  Parfois mer calme…

     

    Jamais je ne m’assèche – jamais je ne taris. Quelle que soit la crevasse, la faille ou la montagne qui surgit, je trouve toujours le chemin qui permet de continuer ma route.

     

    La force de l’eau, la légèreté de l’air, la puissance de l’eau ont élu domicile dans mon cœur et mon corps.  L’amour m’habite.  L’amour du monde, l’amour de l’homme.

     

    La confiance, la foi en l’homme sont mes racines, l’authenticité et la légèreté sont mes ailes.

     

    Dans le berceau que je suis, souplesse et solidité, ancrage et légèreté, simplicité et naturel ont trouvé un maillage harmonieux qui, avec mes trente ans, fait ses premiers pas.

     

    C’est dans la crise que je nais, m’a-t-on dit.  Au pied du mur je me révèle.  Dans l’amour je me déploie.

     

    Et l’Amour… Je l’ose.

     

    A pieds joints.

     

    L’Amour.  La Vie.  Je l’ose.

     

     

    Béatrice, 5 mai

  • CERIA

    Je ne suis pas une de ces jeunes qui ont fait leur crise d'adolescence

    Qui rentrent dans leurs écoles et qui tirent dans tous les sens

    J'ai la tête sur les épaules et les pieds sur terre

    Pôle Sud ou Nord on a tous les mêmes prières

    Je suis la fille qui veut accomplir les cinq piliers de l'Islam

    Critiquée ou blessée le diable n'aura pas mon âme

    Pleins d'erreurs se sont passées

    Mais sur mon ardoise je les ai effacées

    Je suis rentrée dans son cœur

    Je suis celle qui la comble de bonheur

    Sans elle je suis comme un papillon sans ailes

    Je suis sa merveille du monde

    Je serais là jusqu'à la dernière seconde

    Mon amour pour elle est immense

    Ma vie sans elle n'a aucun sens

    Mama t'es ma reine

    Je marche sur ses traces je deviens tout comme elle

    Je sais que cette vie est éphémère

    Et que le paradis se trouve sous les pieds de ma mère

    Je suis la fille avec qui tu veux oublier  tes peines et tes erreurs

    Je suis celle qui te dit respecte-toi et t'auras le respect que tu mérites

    Je vois trop de sœurs brisées pour une simple envie

    Je suis celle qui ne donne rien de soi avant d'avoir la bague au doigt

    Je suis  destination

    A. ZINEB

     

     

    Je suis sensible
    Un rien m'abime
    Je suis fragile

    Un mal est un crime

    Je suis douce
    Romantique sans doute
    J'ai besoin d'un coup de pouce
    Des obstacles sur ma route

    Je me décourage vite
    Je ne suis pas une battante
    Je vous arrête de suite
    Dans la vie, je ne suis pas gagnante

    J'aime les autres
    J'ai du mal à détester
    Sauf par jalousie, je sais
    Même si c'est mal, que faire d'autre ?

    J'ai un cœur
    énorme
    Un
    besoin d'aimer
    Des sentiments en désordre
    Mais je ne sais pas lutter

    Je suis moi
    Unique, heureusement
    Ce n'est pas un cadeau, croyez-moi
    Souvent triste, malheureusement

    Il faudrait que ça change
    Il faudrait que mes sentiments se rangent
    Il n'y a que l'amitié qui me soutient en ce moment
    Malgré mes sentiments de plus en plus grandissant

     

    Je suis sage comme une image

    Mais il y a toujours un petit diable en moi

     

     Stéphanie

     

     

    Je suis la merveille qui illumine le soleil             

    Je suis l'abeille à la recherche du miel

    Je suis la flamme d'une chandelle qui brille

    Dans l'obscurité opaque de la nuit

    Je suis celle qui ne peut avancer sans la présence de celle qui lui a donné la vie

    Je suis un grand gâteau de chocolat fondant auquel personne ne résiste tellement il est craquant

    Je suis la création et l'imagination

    Je suis une grande source d'inspiration

    Je suis les larmes sur les joues d'un enfant

    Je suis la poupée que je serrais désespérément

    Je suis la fille aux mille facettes, composée de plusieurs ingrédients telle une recette,

    Je suis le trésor si attendu, celui pour qui mes parents ont été émus

    Je suis cette fille qui aime mais sans jamais le dévoiler

    Je suis cette fille qui se laisse dépasser par le passé

    Je suis la douceur d'une caresse

    Je suis le fruit d'une tendresse

    Je suis cette pièce  qui coûte des millions

    Je suis la perle rare qui manque à ta collection

     

    Sanaa

     

    Comme un ange…

     

    Je veille sur ceux que j’aime

    Un cœur rempli d’amour à donner

    Une joie de vivre a partager

    Toujours là pour remonter le moral quand rien ne va !

    Je suis une jeune fille qui s’envole pour réfléchir et penser

    Je vis pour ceux que j’aime

    Une partie de moi si sensible se cache derrière ce cœur de pierre

    Une petite fille qui n’a jamais cessé de sourire malgré ses problèmes

    Une petite fille qui s’isole pour se rendre compte que la vie n’est pas toujours rose et belle

    Une petite fille qui a tant d’amour à donner à ceux qu’elle aime

    Et une petite fille qui avance la tête haute grâce à ses amies et une partie de sa famille si précieuse pour elle sans qui désormais elle ne serait plus là…

     

    Comme un diable…

     

    Je fais des bêtises

    Je suis parfois agressive quand je me sens mal

    Je suis souvent renfermée sur moi-même pour éviter que l’on me découvre trop vite

    Parfois grande gueule pour ne pas me rabaisser

    Une personne qui écoute son petit diable trop souvent et ne fait pas ce qu’elle veut, elle

    Une personne que tant de gens connaissent sans vraiment la connaître

    J’ai des hauts mais aussi des bas comme tout le monde, je fais semblant d’oublier

     

    Je suis juste moi…

     

    Une petite fille dont une partie d’elle n’ose pas se dévoiler avec tout le monde

    Qui avance avec ceux qui l’acceptent telle qu’elle est et pour ce qu’elle est

    Qui regarde trop souvent derrière elle, mais continu sa vie

    Qui avance sans jamais regretter ses erreurs

    Car malgré ces 17ans ne connaît pas grand-chose à la vie, la découvre petit à petit mais essaye pour ce qu’elle peut de profiter de sa jeunesse car on n’en a qu’une…

    T.M

     

    Je suis,

     

    Je suis aussi rusé que le renard

    Aussi instable que la mer

    Aussi pur que la nature

    Aussi violent qu'un torrent

    Aussi dur que la terre

     

    Plein d'ambitions et de rêves, prêt à tout pour y arriver

    Comme l'aigle je prends mon envol et poursuit mes proies

    Je suis comme le Ying et le Yang, fait de bien et de mal

    Je suis un homme en or caché sous une carapace d'argent

    Mais après tout qu'est ce qu'un homme ?

     

    Je suis,

     

    Je suis aussi mystérieux que l'Atlantide

    Aussi légendaire que le dragon

    Et comme lui j'explose de vitalité

    Et peux enflammer des cœurs

    Tout comme le bourreau peut en briser

     

    Je suis,

     

    Le refuge de mon âme

    Le gardien de mes sœurs

    Je suis le maitre de toutes situations

    Un homme sur qui l'on peut compter

    Vents et marrées ne peuvent m'arrêter

     

    Je suis prêt à tout affronter

    Si mes proches je dois sauver

     

    H.S.

     

     

    Je représente mon pays, je suis le soleil du sud

    Je proviens d'une ville où la vie est dure

    J'éblouis par ma personne aux yeux de ma famille

    Je suis dur comme la pierre, rien ne peut me briser

    Je suis comme les vagues de la mer, je vais et je viens vers les gens.

    Mon cœur ne tient que pour une personne, je t'aime pour la vie

    Seules les personnes que j'aime peuvent me rendre heureux

    Je laisse des traces partout où je passe

    Voila un petit bout de ma vie.

     

    Tommaso

     

    Je suis larme des yeux, innocente et sensible ;

    Pouvant être emplie de joie, de haine ou de colère.

    J’apaise les douleurs, je calme les battements de cœurs,

    D’un souffle je fus effacée, du vent je fus bercée.

    D’une souffrance je fus née, d’un cri je descendis,

    Un sourire s’afficha, une âme enfin vin

    L’enfant cria, la mère souri.

    D’une cane je fus qualifiée, car aux mains des désavantagés

    Je fus placée ; pour qu’ils puissent remarcher.

    Différentes langues je parle, pour que les sentiments puissent être exprimés

    Insuffisantes sont-elles ?

    Pour exprimer une chose si grande,

    Il faudrait toute une vie pour la comprendre.

    De hautes montagnes et de verdures, doté est mon pays

    Des hauteurs je crie, dans les verdures je fuis.

    Comme les vagues de la mer, comme les rayons de soleil

    Comme toutes choses naturelles, je fus, je suis et je serai

    Création du seigneur.

    Lumière de lune, je contemple dans le ciel,

    De ma fenêtre, je rêve pour qu’un espoir naisse.

    D’une famille je suis dotée, pour que l’on reste soudé

    Mon cœur je ne peux dévoiler, souffrance je ne fais qu’endurer,

    Mais patience je fus inculquer, pardon je ne fais qu’accorder,

    Petit papillon, je volai…

    J’aimai, je sourirai…

    L’amour, je ne peux écrire…

    L’amour je ne peux définir…

     

    Sabrine

     

    MOI….???.....Qui suis-je vraiment??

     

    Tout simplement moi!!!!!

    Au matin, je suis le levé du soleil et au soir son coucher! Fille d'un  père unique en son genre, peut-être comme lui je suis unique en mon genre!!! Je suis comme le jour et la nuit, je peux être à la fois ange ou démon!!

     

    Issue d'une famille de 5 filles, dont je suis l'aînée!! Parmi tout ce petit monde j'ai du m'imposer au quotidien!! Malgré tout je reste la fierté de mes parents et la veilleuse de mes sœurs, le jour comme la nuit…

     

    Je suis l'amie de certains mais je suis aussi l'ennemi d'autres… Je peux être un rêve ou un cauchemar…  Je peux  être la lumière de certains visages tout comme l'obscurité de d'autres!! Je peux être un bonheur tout comme un malheur…

     

    Pleine de rêves et d'ambitions, j'irai au bout de mes rêves!!!

    Mon prénom signifie peut être "la nuit" en arabe, mais au fond de moi un soleil brille de mille feux!…

     

    Généreuse mais par moments râleuse… Douce et pleine de joie de vivre…

    Discrète mais pas inconnue, je vais et viens vers les gens, comme les vagues de la Méditerranée …

     

    Je reste fidèle à ce que je suis et aussi fidèle à tout ceux qui me respecte,

    tout  comme la nuit l'est au jour….

     

    Tout simplement moi!!!!!

    Laïla ….

  • Autolouange Marie 25 mai 2009

    Je suis le feu de l’ombre qui pulse au cœur du sombre.
    Près de moi le vivant aime à être et à rester.

    Radieuse je suis, rayonnement je donne.
    Rayonnement du sombre,

    Rayonnement des larmes, feu de l’eau.

    Je berce l’enfant – Douceur où se tisse la vie et la mort.
    Je suis présence.
    Je suis imbibée de la présence.

    Accueillie elle s’éloigne – Elle habite mon regard.
    Détachement – Le support devient froid.

     

    Je ne suis pas la somme de mes anecdotes,

    L’encre Waterman bleue de mon stylo,

    L’ocre orangé rougeoyant sous le pinceau de Rothko.
    Je suis l’essence de vie qui inspire les mots et le feu de la couleur.
    Je suis cette vie qui oriente chaque pulsation vers un renouveau,

    Un nouveau départ pour une vie d’éternelle débutante.
    Beginner’s mind au parfum fruité d’essences voluptueuses.

     

     

     

  • Autolouange Marie 21 janvier 2009

    Petons glacés sur banquise chaude,

    Je suis le refuge des contradictions

    Que mes aïeux ont tues.
    Ma parole explose leurs silences

    Ma plume assainit leurs héritages

    Ma fougue débusque les non dits immergés,

    Icebergs insalubres dans l’océan tropical

    De ma vie chamarrée.


    Yes I can. Yes we can.

     

    En moi s’enracine la foi des pionniers,

    L’élan des bâtisseurs

    La confiance des loups

    Et le rêve de Martin Luther King.
    Finie la ségrégation qui bannit les ombres

    De mon arbre généalogique.

    Finie l’épuration ethnique des souvenirs rendus néfastes. 
    Finie l’arrogance de taire

    Les voies troubles de la vie.

    Jeanne d’Arc je hisse haut l’étendard

    D’une inébranlable vitalité.


    J’ai vu que nos histoires sont sacrées.
    Qui suis-je pour perpétuer ces rites mortifères

    Et chipoter dans la soupe transgénérationnelle

    Pour n’en garder que les « bons morceaux » ?

    Tout m’est délicatesse. Tout m’est tendresse.
    Morts prématurés, séparation, frustration, infanticide,

    De lourdes valises pour un humain.

    Souffle putride pour un ange.
    Délicieuse humanité pour celle qui revendique les êtres sublimes

    Qui l’ont engendrée.
    Je suis celle dont le regard s’élargit

    Comme l’amour et la compassion

    Envahissent son cœur.
    Je suis gratitude, émerveillance

    Et saveur de bonté.
    Je suis le fruit de mes ancêtres

    Et promesse d’avenir lumineux et libre.

     

    Marie

    Bruxelles 21 1 2009

  • Autolouange Brigitte 21 janvier 2009

    Je suis de l’ouate

    Blanche et écarlate

    Je me sens molle

    Je m’adapte à l’extérieur

    Sans me disloquer

    Comme neige sur rocher

    Comme éternelle immergée

    Je ressens cet inconfort

    De l’insécurité et du renfort

    Nécessaire et futile

    Éphémère et subtil

    Quand je fonds, je perds ma forme

    Quand je fonds, je me transforme

    En un rayon de soleil

    Qui chauffe et qui émerveille

    Quel bonheur

    Et quelle fraîcheur

    Une langueur m’envahit

    Un raz de marée intérieur

    Comment peux-tu ?

    Comme une nageuse malhabile

    Je prendrai la tasse tranquille

    Fragile et indélébile

    Telle une encre débile

    Magique et onirique

    Mettant de la couleur et de la ferveur

    Dans mes gageures et mes humeurs.

     

     Brigitte 

  • Autolouange Séverine 21 janvier 2009

    Ce cœur là, ce cœur là,

    Bat d’une envie irrépressible.

    Cette femme là,

    avec ce cœur là 

    un barrage prêt à rompre.

    Un torrent d’amour derrière ce mur là, se presse encore et encore.

    Les rochers se descellent,

    s’effritent,

    vrillent sur eux-mêmes,

    s’étouffent dans leur résistance.

     

    Savez vous ce que c’est qu’un torrent de vie et d’amour qui vous arrive dessus… 

    Savez-vous ce que c’est qu’une femme qui a des bras si doux,

    si chaud, qu’elle embrasse déjà la terre entière et ses petits habitants, le peuple des enfants…

     

    Longtemps les pierres s’accumulent parce que cette patiente amoureuse veut bien faire, tellement bien,

    tellement impeccablement bien,

    qu’elle construit et se mure.

     

    Aujourd’hui le tambour de son cœur devient un roulement souple et tendu qui annonce la grande brèche.

    Les flots vont être libérer et redonner vie à ces bras,

    ces mains et ces jambes,

    ce corps tout entier.

    Tous serviteurs de ce cœur.

     

    L’entendez-vous ce chant qui s’élève porté par un seul souffle ?

    C’est une prière qui a pris naissance dans l’humus de ses larmes et de son inutilité

    C’est une Gloire à la Beauté du monde,

    un filtre magique contre la sécheresse du cœur.

    Aujourd’hui l’écho de sa voix résonne jusqu’aux confins des forêts ancestrales

    et les derniers loups lui répondent.

     

    Valérie

     

  • Autolouange Bénédicte 31 mai 2009

                                                   JE SUIS...

     

     

    Je suis le fleuve de l'Eden perdu dans les sables,

    l'eau que la terre assoiffée a bue jusqu'à la dernière goutte,

     

    je suis le buvard du temps qui absorbe l'éternité,

    la déchirure sacrée qui ouvre le fruit de la nuit pour en libérer l'amande,

    je suis la charnière des temps où grince le mouvement,

    la porte du ciel ouverte à deux battants,

    le seuil foulé de tous les pas de l'humanité,

    le paillasson céleste qui transforme la poussière des chemins en poudre d'étoile,

     

    je suis un verrou rouillé trempé dans une solution de rosée,

    la résistance que dissout l'amour,

     

    je suis la passante de tous les murs du son,

    la brèche d'une muraille de Chine,

    l'éclat de la lame où perce la lumière d'orient,

    je suis l'espérance du désespoir, la promesse de l'union sacrée,

    la terre déminée de souffrance explosives,

    je suis le flanc raviné et ouvert d'un coteau ensoleillé,

    le terreau d'un cépage amoureux,

     

    je suis l'aimée d'un cantique nouveau,

    celle que l'épreuve a lavée de tous soupçons,

    celle que l'abandon a donné au monde,

    celle que l'oubli d'un seul a inscrite dans toutes les mémoires.

     

    Je suis l'amante éconduite d'un loup déguisé en agneau,

    l'amoureuse délaissée de l'amour,

    le creuset de toutes les peines où le coeur bat encore le rappel de l'espérance,

     

    je suis l'enfant qui portait une femme dans l'insouciance de ses jeux,

    la préférée d'un absent,

    le bijou sacré d'un archange,

    la parure secrète d'un roi sans ornement,

    le scintillement silencieux d'une noblesse cachée,

     

    je suis la tendresse argileuse d'un jardin

    où foisonnent roses anciennes et nouvelles,

    l'hospitalité du doute,

    le repos de l'errance,

    le lit et l'étoffe d'un guerrier de lumière,

    la patience au chevet de la vulnérabilité,

    la joie effervescente que le jour boit à jeun,

     

    je suis l'espièglerie du vent,

    celui qui joue des tours en déjouant nos plans,

    met  la nature en joue et siffle tendrement,

     

    je suis l'attente vaincue qui se rend à l'évidence d'un don imminent,

    la beauté voilée que nul homme n'a déflorée,

    le vase précieux des célébrations,

     

    je suis l'alouette plumée qu'un duvet d'or revêt de la tête aux pieds,

    la ferveur méconnue d'un incrédule,

    la flamme mise sous le boisseau de la négligence,

    l'oubliée qui retrouve la mémoire,

     

    je suis celle que l'on se permet de négliger et reléguer

    parce qu'elle est l'évidence aveuglante de l'amour,

    l'orpheline qui se découvre enfant de l'amour,

    son trop-plein répandu en pardon sur un sol ingrat,

     

    je suis la gratitude qui ne sait ni lire ni calculer,

    la recalée de l'épreuve à qui l'obstacle donne des ailes,

    le refus surmonté d'un parcours équestre,

    la fougue d'un sang pur bat dans mes veines,

    et fait circuler la lumière comme aux heures de pointe, un flux dense,

     

    je suis l'habilleuse du verbe,

    la petite main de l'alphabet divin,

    je coupe et couds,

    je taille et pique,

    j'assemble et drape les lettres en habits,

    en dentelles de soie,

     

    je suis l'infinie richesse de la pauvreté,

    qui glisse comme du sable entre les doigts

    et ne laisse de l'or qu' une caresse irisée,

     

    je suis la fin qui porte sa suite

    comme une mariée sa couronne,

    un commencement inconnu aux confins des mondes,

     

    je suis le rire qui prend à l'improviste et à la gorge toute tristesse,

    je suis... 

    Bénédicte

  • Autolouange Séverine 31 mai 2009

    Le choix entre la lumière éclatante de la page blanche et le mur qui se dresse.

    La fureur de la prisonnière qui voudrait tout fracasser de ses poings menus.

    Je souris : à chaque fois que je m’approche de Séverine, mille obstacles obstruent mon chemin.

    La colère, voici la route !

    Sa force pour m’envoler légèrement et retrouver une femme endormie. Elle s’éveille, son regard est bienveillant. Je me sens accueillie, enfin je peux écrire sur Séverine.

     

    Je suis un mélange dynamique où se côtoient :

                                                                         deux religions :

                                                                                                  protestante/catholique

                                                                          deux pays :

                                                                                                  Suisse/Belgique

                                                                          plusieurs métiers…

                                                                                        

                                                                         

    Brouilleuse de pistes

    L’espace est mon Royaume.

    Je suis tout et rien à la fois.

    Rien n’est assez vaste pour moi.

    Dans le minuscule,

    j’ouvre des plaines verdoyantes,

    des plages où eau, sable, ciel se rejoignent.

    Difficile de m’attraper, je suis un animal sauvage et digne à la fois.

    Tu émerges à nouveau, La Tzigane, gourmande de chaleur, capable d’allumer le feu dans les yeux morts de ceux qui arpentent le monde sans plus aucun but.

    D’un mouvement de bras, danseuse intrépide, tu réveilles les corps endormis.

    Ton plaisir de la fête se répand de veine en veine.

    Tu es la sève, Séverine.

    Ta joie de vie se transmet et tu souris, tes yeux brillent quand ta trace se lit sur un visage qui se réanime.

    Ta nourriture c’est l’amour, tu n’en es jamais rassasiée et pouvoir être à son service est ton plus grand bonheur.

    Séverine

     

                                                                     

  • Café de l'autolouange 1 juin 2009 Brigitte

    Femme nomade

    Je suis femme nomade

    Aventurière de continents en continents, de peuples en peuples

    Maintenant je continue ma route

    De découvertes en découvertes

    La transhumance, le mouvement

    S’émerveiller encore et toujours

    Une nomade exploreuse

    De l’extérieur d’abord

    De l’intérieur maintenant

    Comme un miroir lacérant

    Les déserts, les oasis

    Les gens de passage

    Les monuments sages

    Rien n’est figé

    Et la tempête de sable est là

    Chaque grain s’infiltre, se faufile

    Je ne vois plus rien

    Je me réfugie au creux d’une dune

    Elle m’enlace

    La chaleur du soleil s’y est accumulée

    Recroquevillée je redeviens enfant

    Cette petite fille apeurée devant le miroir des autres

    Et en même temps fonceuse

    Allant jusqu’à se frotter aux extrêmes de l’expérience humaine

    Maintenant mon pèlerinage intérieur devient intense

    Là est l’Univers et cela me dégage les sens

    Dans mon baluchon de fortune

    Brics et brocs de la lune

    Dans mon sac de voyage,

                Plein d’images

    Dans mon sac de sorcière

                Beaucoup de chimères

    Mais dans mon sac de femme

                Une flamme

    Une flamme qui, elle, ne voyage pas

    Elle est là

    Simplement

    Doucement

    Présentement

    Là est ma fidélité