• Autolouange Jean Erik à Vézelay juillet 2009

     

    Je suis cet homme libre d’aller où il veut. Je suis cet homme libre de faire ce qu’il peut, de penser ce qu’il est.

    Plus de chaînes entre les hommes, qu’elles soient physiques ou mentales. Plus d’attache, d’illusion d’un  confort accessoire et futile. Plus d’attache de raison sans le cœur.

    Je rayonne la liberté, j’incarne la liberté au rythme de mon cœur.

    Je clame dans les airs mes découverte d’un jour. Je disperse sur l’eau cette mandala multicolore réalisée avec beaucoup de patience dans le génie d’un jour. Je brûle tous ces papiers, ces titres et reconnaissances qui ne sont que PASSE. Je grave dans la terre mon AMOUR pour les miens, pour la Terre, pour ma Liberté afin qu’elle s’imprime le temps d’une vérité.

    Je vole haut dans les cieux en quête de lumière, d’inspiration et de chaleur. Je nage, plonge dans les profondeurs abyssales à  la recherche du Moi, de ma raison d’être & de mon essence. Je rayonne de toutes mes flammes cette lumière, cette chaleur, cette essence acquises dans les deux premières dimensions et j’orchestre un concert de volcans d’une lave rouge et jaune éclatant : fruit de mon âme, sang de mon Moi sur la terre des hommes.

    Liberté que je t’aime, libre d’aimer que je suis.

      

    Jean Erik

  • Autolouange Marie à Vézelay juillet 2009

    Je suis parvis de Basilique,

    Entrée de cathédrale,

    Seuil d’un éternellement neuf,

    Voorruimte d’un trésor mondial,

    Portail en gloire pour processions

    De gueux, de mendiants et de chevaliers.
    Narthex, j’accueille les badauds, les passants,

    Les catéchumènes, comme les baptisés,

    Les croyants comme les païens,

    Les anciens comme les nourrissons,

    Les cyclistes en maillot comme les belles en mantilles et dentelles,

    L’homme en chasuble rose et les nonnes en grisaille,

    Les voix éraillées comme le jaillissement des trilles d’un bébé.


    J’hume l’encens et colorie vos vies.


    Je bénis les pèlerins, moines et moniales.

    De mes larges paumes ouvertes,
    J’honore la foule des saints,

    Des moins saints et des pas saints du tout,

    Et la procession des croix convergentes en signe de pardon.
    Je porte haut le panache de mes cloches brinquebalantes.
    J’annonce les heures, les offices,

    Des laudes aux complies, de l’aube au crépuscule.
    Je suis le cliquetis des chaussures cloutées

    Et le chuintement des pas alanguis.

     

    Ils n’ont pas choisi les plus belles pierres

    Pour me construire, gardées pour le chœur.

    Mais quel ravissement j’éprouve

    D’être la porte qui donne accès à la merveille !

    La porte la plus photographiée,

    La porte immense, écrin blindé pour

    Un joyau qui défie le temps.

     

    Une maman enseigne à son petit

    L’eau bénite et le signe de la croix.

    Il se rebiffe, refuse de signer aux quatre points

    Cardinaux de ses épaules et de sa tête.

    Il se penche et bénit chacun de ses pieds,

    Ses mains, sa tête et s’en court.

    Je suis le bon sens de cet enfant, 

    L’eau de sa bénédiction,

    L’apaisement de tous les pieds qui

    Ont fait route jusqu’à moi.

     

    Je suis un lieu de prière où s’apprivoisent les mots.

    Je suis pierre de louange,

    Aulne des élans mystiques, floraison en majesté

    Mesure du sacré,

    Rite des sacres et sacre de nos vies.

    Je suis vibration du vide qui comble le vide.

    Je suis colline inspirée en route vers les mille étoiles de Compostelle.

    Mille fatigues et mille maux

    Auront passé sur moi sans jamais m’affaiblir.

     

    Je suis la vouivre des chapiteaux,

    Les scénettes paraboliques ou diaboliques

    Le canaille, le coquin, l’espièglerie

    Plus vraie que la vérité

    Plus sincère que la sincérité.

     

    Je suis une bougie votive dans un lac de dévotion.

    Je suis tourniquet des anges et des orphelins

    Je suis ces couples qui s’enlacent,

    Comme ceux qui aimeraient s’ignorer.

    Ces longues filles filasses recroquevillées sur leur mobile

    Auprès d’une mère rondelette

    Qui joue au guide touristique.

     

    Je suis la dispersion de la vie dans l’entonnoir de la révélation.

     

    Marie

     

    .

     

  • Autolouange de la basilique, Oliva à Vézelay

     

    Majestueuse maison de Dieu.

    Tes pierres témoignent de ton passé et en cet instant invitent toute âme à l’humilité.

    Au cœur de la cité, en dehors du temps tu glisses sur des perles d’éternité.

    Lieu sacré qui offre à tout être l’espace pour résonner, pour vibrer. Tu es le poumon des âmes de la cité.

    Tes colonnes majestueuses nous élèvent jusqu’au sacré et dans tes entrailles c’est Marie Madeleine que nous venons vénérer.

    Cassée, taillée, pliée et sculptée chaque pierre fut assemblée pour offrir au divin cette demeure à la majestueuse sobrieté.

    Tous tes autels, sanctuaires du passé, nous révèlent ta beauté. Tes rosaces par-ci par là déposées et ornements si finement détaillés font de toi

    Ô Cathédrale, une fleur d’une rare beauté.

    Lieu de culte tu honores le divin, celui qui vit dans le cœur de chacun.

     

    Oliva

  • Autolouange Léonard à Vézelay juillet 2009

    Je suis une cathédrale

     

    En moi se lève dès l’éveil un chant

     

    Je vis d’allégresse

                          

    Ma procession se met en marche comme les nuages dans le ciel

     

    Au cœur, l’autel dans sa nudité

    Dans son attente que j’y vienne, que je m’y tienne

    L’autel demeure

     

    Rien ne m’y emmure

    Sinon le regret de ne pas m’y réfugier

    Sinon ce ton qui monte

    Ce crescendo de cris dissonants

     

    La cathédrale est plus belle quand il n’y reste que

    Le coeur

    Ayant fait table rase de tout

     

    Je suis un noble d’antan

    Un gisant à qui l’on permet de perpétuer sa louange

     

    Je suis un pilier pour tenir ce simulacre du monde

    Ce symbole du ciel

     

    Je suis cette longue vue apaisante

    Du narthex à l’abside

     

    Je suis ce lieu de fraîcheur qui permet de se réorienter

     

    Je suis ce déambulatoire où parviennent quelques rayons du soleil

     

    Plus d’ailleurs

    Je suis au lieu où je dois être

     

    Léonard

  • Autolouange Nadia à Vézelay juillet 2009

     

    « Je suis Marie-Madeleine

    Celle qui répand ses larmes

    On m'appelle la pécheresse en raison de mon passé

    Oui, moi la pécheresse, j'ai osé me précipiter aux pieds de mon bien-aimé pour entourer de ma chevelure d'or ses pieds si purs et les oindre de parfum précieux.

    Amour, humilité, persévérance sont mes qualités.

    Je suis la femme, je suis toutes les femmes.

    J'ai suivi mon bien-aimé partout où ses pas le guidaient

    C'est de moi et de toutes mes sœurs qu'il a dit « les prostituées vous précéderont au Paradis »

    Avec les deux Maries, j'ai été choisie pour annoncer au monde que la mort ne l'engloutira pas et que la vie a clamé sa victoire.

    Dans cet écrin de pierre, taillé des deux mains réunies de Dieu et de l'homme, mes os ont reposé. En ce lieu, j'ai consolé, protégé, encouragé des milliers d'âmes.

    Maintenant je repose en paix et montre à tous que le chemin de l'Amour conduit au bout de soi-même et n'embarrasse pas de fausses moralités ».

     

    Nadia

  • Autolouange Robin à Vézelay juillet 2009

     

    Je suis, je suis un Christ en devenir, je suis enfant divin.

     

    Je suis un cœur, un cœur énorme vibrant au firmament d'une création sans laquelle vivre je ne peux.

     

    Le plus grand des trous noirs, le plus grand des quasars ne sera jamais qu'une tête d'épingle comparée à ce coeur qui pulse et pulse encore au creux de ma poitrine.

     

    Je suis, si je retire le I de je suis.

     

    Le I de l'imbécile, le I de l'ignorant, le I de l'incompétent, le I de l'impatient, le I de l'imparfait.

     

    Je suis cet enfant que tu berces dans tes bras.

     

    Je suis, si je retire le I de je suis.

     

    Le I de l'immanent, le I de l'indicible, le I de immortel, le I de immaculé.

     

    Je suis cet enfant que tu portes dans ton cœur.

     

    Je suis le devenir promis, je suis ce fils de l'homme dont tu es venu tracer la voie, graver le chemin afin que je ne perde rien et que tous vivent Ton retour en leur cœur accomplit.

     

    Robin

  • Autolouange Elde à Trimurti 27 mars

    (Sono la donna che puo, sono la donna che sa

    fare il mondo con il suo dono

    dare la vita con il suo corpo

    portare il dolore degli uomini.

    Ho in me la fonte senza fine dell’amore et della consolazione.)

     

    Je suis la femme qui peut, je suis la femme qui sait

    Faire le monde avec son don

    Donner la vie avec son corps

    Porter la douleur des hommes

     

    J’ai en moi la source sans fin de l’amour et de la consolation

     

    Je suis aussi cette feuille délicate

    Que le vent tourmente

    Que le vent emporte

    Et qui résiste d’aller vers les lointains horizons inconnus

    Et qui aspire à aller vers les lointains horizons inconnus...

     

    Je suis douce et affectueuse comme une caresse sans fin

    Je suis le feu qui danse autour du soleil

    Brûlante de passion qui emporte

    Et fait jaillir le désir le plus profond.

     

    Je suis féconde de toutes ces vies qui naissent en moi

    Ma voix me porte au-delà des montagnes

    Et libère ma puissance.

     

    Je suis riche de la sagesse du monde.

     

    J’ai en moi la grandeur de l’Amour de ceux qui m’ont aimée.

     

    Elda

     

     

  • Autolouange Cécile à Trimurti le 27 mars 2010

    Je suis la lumière projetée sur le mur, le mur illuminé, le mur dans la nuit.

    Je suis la lumière dans l'ombre. Je suis aussi l'ombre.

    Et ces centaines photos que je vois, accrochées au mur, dont je ne vois pas précisément les visages, ces photos me parlent de l'unité dans la lumière et dans la diversité.

    Alors, je suis la diversité. Je suis le monde.

    Et si je m'approchais encore? je veux voir les visages, les toucher de mes plus belles émotions.

    Je me rapproche. Je vois leurs joies et je vois leurs peines.

    J'écoute les mots, je bois les paroles et je me retrouve dans chacune. Et c'est beau, c'est beau de savoir que je suis cette photo, que je suis toutes ces photos qui apparaissent à la lumière.

    Je suis leurs angoisses de vieillir, la peur de la mort, la main caressant les cheveux de mes enfants. Je suis l'alliance, le liant, l'osmose.

     Je suis une femme.

     Cela me donne la force et aussi l'humilité, la connivence et la fraternité.

    Celaa me donne la force d'aller encore plus près, de chercher encore plus profond. Remuer la boue pour découvrir tout l'or enseveli et faire pousser de l'herbe là où c'est déjà labouré.

    Je suis une femme. Je fais corps avec toutes les autres femmes. Je ne vois pas de différence. De loin les silhouettes se ressemblent, de près, je peux mieux voir la diversité de ce qui se passe dans mon corps.

     Je suis.

     Il n'y a rien avant, rien après. Il y a juste vous en moi et moi en vous.

    Si je pouvais encore écouter plus profond? je peux écouter plus profond. encore.

    Il y a les terreurs, il y a les doutes, il y a les guerres.....et il y a aussi L'Enfant.

    Mais qui est l'Enfant?

    Je suis l'amoureuse.

    Alors je suis aussi l'homme. Ecoute, me dit la voix : Je suis la femme en l'homme et l'homme en la femme. je vois l'homme dans toutes ces photos, en oublié, en sourdine, en douleurs non dites.

    Il y a un homme en moi qui dit, j'ai besoin de toi, j'ai besoin que tu me pardonnes de toutes ces atrocités.

    Je vois cet homme en moi qui se réveille soudain aux douleurs du monde qui s'écroule, perdu, confus.

     Alors, j'ose espérer qu'un jour, j'aurais le courage de boire, de prendre, d'étreindre toute la douleur du monde de cruauté et dire à cet homme, maintenant, je te reconnais, je te pardonne, je nous pardonne de toutes nos atrocités...faisons la paix, pour que naisse l'Enfant Sacré.

     

  • Autolouange Christine

     

    Je suis un immense Kaléidoscope, changeant au rythme de la lumière…

    Vibrante dans un univers d’infinies possibilités.

     

    Tantôt incandescente et pourpre

    Sous la bannière d’une cause à défendre…

    Tantôt dans un camaïeu de verts

    Visitant un espace au-delà du monde des hommes.

    Plus tard encore, dans un nectar orangé,

    Goûtant aux joies simples de la famille et du partage.

     

    Je suis la fille d’un Magicien,

    Comme une pluie d’Etoiles

    Tombant d’une baguette magique…

    Je suis devenue  la Reine de la Surprise !

     

    Je suis Chute du Niagara, à qui rien ne résiste,

    Je suis jardin fertile aux abondantes récoltes,

    Je suis aussi désert, le plus grand, le plus aride…

    Lorsqu’aux portes de moi-même la tristesse pénètre.

    Je suis Océan, profond et insondable,

    Tout comme livre ouvert qui se livre en pagaille !

     

    Je suis tout cela et son contraire…

    Un Kaléidoscope vivant,

    Libre comme un oiseau,

    Heureuse comme un cœur de mère

    Penchée sur un berceau

     

    Christine

  • Autolouange Bastien

      

    Là, je cherche encore.

     

    Je cherche une trame.  Un fil rouge à la hauteur de mes envies.  Comment vous faire passer la splendeur et la lumière de mon dessein pour ma personne en ce monde ?

     

    Sortir du cadre ?  Oui. Peut-être bien. 

     

    Je n’en ai pas le choix.

     

    Un projet comme le mien ne peut être limité dans le cadre réduit de l’alphabet ou d’une quelconque histoire. 

     

    Je m’étais bien lancé dans une histoire d’un homme au corps souple et agile, arborant fièrement sa couronne de roi du bonheur… A quoi bon.  Mes projets sont tellement plus grands et présenter une histoire faite de pleurs et d’amour ne pourrait traduire mon sentiment et vœu le plus cher pour cette terre.

     

    En fait, je vogue encore.  Je débute ma traversée magique dans les flots de la vie.  Aujourd’hui, un peu tôt pour jouer à Flaubert ou Rimbaud, mais déjà trop vieux pour dire que j’y crois et que j’y vais…

     

    A moi les couleurs ! 

     

     

     

                                                                                                                         

  • Autolouange Béatrice, Profondeville

     

    Je suis…

     

                JE

     

                            J.E.

     

                                       JE comme JE-une

     

    Jeune comme la vie –

     

    Je suis  la VIE, le flot de la vie, le mouvement du monde.  Le cycle vital.

     

    Parfois ruisseau.  Parfois torrent.  Parfois cascade. Parfois chute immense.  Parfois mer calme…

     

    Jamais je ne m’assèche – jamais je ne taris. Quelle que soit la crevasse, la faille ou la montagne qui surgit, je trouve toujours le chemin qui permet de continuer ma route.

     

    La force de l’eau, la légèreté de l’air, la puissance de l’eau ont élu domicile dans mon cœur et mon corps.  L’amour m’habite.  L’amour du monde, l’amour de l’homme.

     

    La confiance, la foi en l’homme sont mes racines, l’authenticité et la légèreté sont mes ailes.

     

    Dans le berceau que je suis, souplesse et solidité, ancrage et légèreté, simplicité et naturel ont trouvé un maillage harmonieux qui, avec mes trente ans, fait ses premiers pas.

     

    C’est dans la crise que je nais, m’a-t-on dit.  Au pied du mur je me révèle.  Dans l’amour je me déploie.

     

    Et l’Amour… Je l’ose.

     

    A pieds joints.

     

    L’Amour.  La Vie.  Je l’ose.

     

     

                                                                                               

     

  • Autolouange Brigitte, Profondeville

    Je suis la flamme de la bougie

    Le vent et les courants d’air me font vaciller

    Le luminaire me protège : le vent ne pourra m’éteindre

    Seul le souffle intense de la Vie aura raison de mon existence

    Je suis la flamme

    Je réchauffe celui qui s’approche

    Je brûle celui qui dépasse mes limites

    Tous les Icare s’y perdent

    Je suis la flamme

    Lumière fille du soleil, j’aime rebondir sur la lune pour éclairer vos nuits

    J’aime éclairer et réveiller mon ombre

    Compagne de mon chemin, tant que je suis là elle ne me quitte pas

    La flamme, la lumière

    Transformation radicale

    Transmutation phénoménale

    Le vent me trouble et parfois me fait peur

    L’air modifie mes couleurs

    Je rage, je mords, je pince

    J’éblouis aussi à en être aveugle

    Je suis flamme lumineuse

    Le feu et la lumière indissociable

    J’attire et je repousse

    Je fascine et je fais peur

    J’habite les lieux sacrés

    Je scintille de mille feux dans l’intimité

    Je suis flamme d’un grand feu

    Qui en sont les vestales ?         

  • Autolouange de Jennifer, Liège, mars 2010

    Je suis aussi précieuse que l’oasis dans le désert.
    Telle l’abeille je fais fleurir le monde.

    Je suis la grâce du tournesol lorsqu’il se balance au gré du vent

    Je suis la chaleur de Mars et la froideur de Neptune

    Ma détermination fait trembler Eros et rougir Vénus.
    Je suis les armes de la guerre et le calumet de la paix.
    Je suis l’espoir d’un monde meilleur.

    Jennifer

  • Autolouange d'Annie, mars 2010

     

    J'ai dans mon cœur l'âme rugissante et sauvage de la lionne africaine.

    Je parcoure la savane à la rencontre du vent, à la recherche de l'eau qui sauvera ma vie et celles de mes petits.

    J'appartiens à la terre. Je sens dans mes pattes les vibrations de ma course majestueuse et fantastique.

    Mon nez hume les odeurs délicieuses de pluies à venir.

    Mon pas s'allonge, je vole au-dessus d'un tapis de fleurs nées subitement. Leurs odeurs m'émerveillent.

    La terre ne m'échappe pourtant pas, un lien invisible me retient.

    Je suis la grande prêtresse dédiée au soleil.

    La chaleur de mon corps me fait transpirer, le bonheur de respirer en liberté."

     

    Annie

  • Autolouange Gracien, Liège février 2010

    Je suis un Aigle Royal

     

    Je suis un Aigle Royal,

    Jadis empereur des airs,

    Malheureusement détrôné par les hommes,

    Je vais ici et là,

    Accomplissant des chorées défiant ceux de Kamel OUALI.

    Œil perçant, pas besoin de lunette pour repérer ma proie,

    Non ! Que dis-je, une âme en détresse.

    Ailes déployés je ne désire qu’une chose…

    Que tu te reposes sur moi.

     

     

     

     

     

  • Deux autolouanges de Francine, mars 2010

    Je suis arbre

    Mes racines plongent et prennent leur force dans le terreau de mes ancêtres,

    Le vent ne me fait pas peur

    J'ai soif de lumière et de chaleur dont j'ai besoin pour exister

    Arbre vénérable, au sein d'une forêt immense

    Arbre généreux, porteur de fruits délicieux mis à disposition de qui veut les cueillir

    Dans mes branches les oiseaux du ciel viennent faire une pause,

    Je meurs en hiver mais renaît au printemps,

    Témoin de l'éternité et du renouvellement de chaque chose,

    J'offre mon ombre, l'abri de mon feuillage,

    Le murmure très doux de mon langage qui apaise votre âme,

    Solidement implanté, sur mon tronc, on peut s'appuyer

    Mon front résiste au vent, au tonnerre, à la tempête qui gronde parfois.

    Les signes du temps importent peu pour moi.

    Je pousse, je grandis toujours car mon défi c'est d'atteindre le ciel et la perfection de l'infini,

    Je finirais peut-être, chaise, table, ou peut-être crayon dans la main d'un poète, qu'importe puisque je serais toujours là.

    Même mes cendres seront leçon de vie…

     

     

     

    Je suis la baleine élégante qui chante dans l'océan,

    Je suis la géante des mers,

    Celle que vous rencontrez parfois au long de votre périple,

    Les fonds marins n'ont plus de secret pour moi

    La mer est mon royaume, j'y glisse, j'y vole avec souplesse,

    Je plonge dans les profondeurs, j'explore, je me promène avec paresse et indolence,

    Je peux bondir hors de l'eau malgré ma taille et je fais jaillir l'écume en mille explosions,

    Je connais des routes inexplorées, des rivages merveilleux,

    Mon œil est curieux de tout, je peux parfois être joueuse et espiègle,

    Je tisse un tissu de bulles pour emprisonner les poissons,

    Je suis majestueuse, on m'admire lorsque je remonte à la surface des vagues, non décidément je passe difficilement inaperçue, je suis la reine de mers.

     

    Francine

  • Autolouange Cathy à Liège février 2010

    Je suis le bleu d’un jour sans nuage

    Le bleu marine d’une escapade à la mer

    Le bleu changeant des nymphéas.
    Le bleu turquoise de la chambre de Laura et Lucas

    Le bleu merveilleux des yeux de mon papa.
    Le bleu qui s’éteint au crépuscule

    Mais capable de renaître à l’embellie.
    Avec une touche de jaune, je deviens l’espoir.

    Je suis l’opposé et le complémentaire

    Par-dessus tout, je suis l’outre mer.

    Cathy

  • Autolouange Gracien février 2010

    Vous êtes tombé dans mon monde

     

    Je suis celui que tout le monde envie

    Je déploie mes ailes et m’envole au grè de mes émotions

    Je désire et aspire au bonheur de tous

    Un chant, une note… pourquoi pas un « do »

    Le temps s’arrête, s’immobilise…

    Vous êtes tombé dans mon monde

    Je contrôle les airs et l’espace

    Là où aucun homme n’a pied ni pouvoir

    Vous êtes tombé dans mon monde

    Attendez, écoutez, je vous libère dans ….

    3… 2… 1…

     

     

     

     

     

  • Autolouange Sabine à Trimurti mars 2010


    Je suis la sagesse des rides de mon visage
    Je suis le point d'équilibre où viennent s'ancrer les chakras
    Même quand le vent souffle comme l'incertitude, je suis mon chemin
    J'ai la vision perçante des chamanes où toute connaissance est ancestralement intuitive
    Quand demain je mourrai, je lèguerai à la terre fertile mon âme et mon esprit
    Mon enveloppe n'est qu'apparence, mon souffle est divin
    Je suis en toute chose et toute chose est en moi
    C'est pourquoi la vie terrestre n'est rien comparée à l'étérnité de l'amour et du bien que je laisse en héritage.
     
    Je suis la multitude qui éclate au soir du devenir
    Je suis zigzag, je suis indéfinie, je suis incertaine
    Je suis débordement de contenu sans contenant
    Je suis l'objet de votre pensée, de votre désir
    Je suis éparpillement de générosité et de couleurs
    Je suis ce que vous voyez en moi derrière des larmes de convenance.
    Quand la joie m'étreint et que le juste choix m'apparaît,
    je suis l'amour à l'état pur, je suis le commencement de l'avenir, je suis la plénitude.
    A la croisée des coulures, tout reste possible et les ébauches d'esquisses prennent forme.
    Doit-on enterrer nos pères pour renaître de leurs cendres?
     

  • Autolouange Hélène Trimurti mars 2010

     

    J’ai devant moi une carte postale d’un ton bleu profond uni. Une mappemonde sphérique, sans reliefs, sans lumière.

    Lumière !!! C’est le mot qui retentit de tous ces feux et m’inspirent ces mots qui se déversent telle la lave sur ma page.

     

    Introduction :

    Tout ou rien.

    Telle est ma devise.

    Tout l’espace pour ma danse

    Tous les mots pour mon chant :

     

    Dans l’immensité galactique, je brille de toute ma splendeur.

    Dans le panache de mon sillage, j’entraîne le cortège ébloui de tous mes satellites.

    Inévitable aimant, j’attire à moi, dans ma folle aventure, des constellations de diamants.

    De mon incandescence, j’éclaire leur radiance qui traverse les limites des frontières cosmiques.

     

    Même Andromède s’en retrouve étonnée !

     

    Je suis l’astre enflammé qui embrase les cœurs d’un amour dévorant,

    L’alchimiste dont le creuset ne recèle que de l’or.

    Je consume les corps dans les plaisirs orgiaques,

    Je convoque les dieux aux banquets les plus fous,

    Je conjure les ténèbres de ma lucidité.

     

    Je repousse le vide et je foudroie le doute.

     

    Je mourrai comme je vis.

    Dévorée par le feu qui couve dans mes grottes intimes.

    Je ne garde rien pour l’ombre d’un autre monde.

    Au présent de la vie je donne tout.

     

    Je suis l’ultra vivante.

     

    Ce jour et pour toujours, j’assume la force de mon nom :

    Hélène, la lumière du monde.

  • Autolouange Anne à Trimurti, mars 2010

     

    AUTO-LOUANGE

    Je suis une apparence,

    Je suis rangée, je suis posée, je suis calme, je suis morte,

    NON-ON ! je suis mensonge……..

    Je suis exubérance, explosion.

    Je suis l’Ange de la spontanéité, du débordement,

    Je déploie mes ailes.

    Je suis le Nil en crue qui fertilise les terres.

    Je suis le soleil qui éclabousse et réchauffe les cœurs.

    Mes cellules sont des bulles, je pétille.

    Je suis les feux d’artifice de Versailles, je suis le Roi Soleil.

    Je suis lumière, je suis mouvement, je suis danse.

    Je suis vivante !

    Je suis l’aigle majestueux.

    Je suis l’arc-en-ciel qui relie les rives aux dérives.

    Je suis cette pépite d’or qui scintille dans mon limon.

    Je suis le lotus qui émerge des eaux boueuses.

    Je suis le trésor au cœur de la caverne,

    Je suis Ali Baba qui a vaincu les 40 voleurs………….

     

    Je suis Anne.