• Je suis l'innocence de la vie - Jocelyne

     

     

     

    Je suis l’innocence de la vie

     

     

     

    Le passé est ma force du devenir

     

     

     

    Le présent est mon royaume

     

     

     

    Je suis le devenir du monde

     

     

     

    Vers le futur je vous guide

     

     

     

    La contemplation est ce que je vous inspire

     

     

     

    La paix je vous offre

     

     

     

    L’amour est mon message

     

     

     

    L’exil est mon chemin

     

     

     

    Servante d’une mission, je suis

     

     

     

     

     

  • Je suis la déesse - Michèle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je suis la déesse de l’amour. Assise sur mon trône et nimbée d’une aura resplendissante, j’éblouis tous ceux qui me regardent, je les attire irrésistiblement. J’accueille leurs hommages de mon sourire magicien et je leur distribue en retour la pluie dorée de mes bénédictions et de mes bienfaits. Je suis puissante et paisible, tout m’est possible, je suis invincible, intouchable, car je suis divine, en totale union avec l’univers et Dieu, je suis moi-même un fragment de Dieu. J’ai atteint le but suprême, je suis revenue chez moi pour l’éternité. Je suis Amour.

     

     

     

     

     

     

     

  • Je suis la déesse - Michèle

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je suis la déesse de l’amour. Assise sur mon trône et nimbée d’une aura resplendissante, j’éblouis tous ceux qui me regardent, je les attire irrésistiblement. J’accueille leurs hommages de mon sourire magicien et je leur distribue en retour la pluie dorée de mes bénédictions et de mes bienfaits. Je suis puissante et paisible, tout m’est possible, je suis invincible, intouchable, car je suis divine, en totale union avec l’univers et Dieu, je suis moi-même un fragment de Dieu. J’ai atteint le but suprême, je suis revenue chez moi pour l’éternité. Je suis Amour.

     

     

     

     

     

     

     

  • Au-dessus du vide - Martine

     

    Ce n’est pas une fesse que je pose sur le coin d’un strapontin mais les deux que j’encoconne confortablement dans un fauteuil face au décor auquel je m’intègre.

     

    Je soulève l’image élue intuitivement et bien sûr mon doigt se pose sur une révélation pressentie : le condor se féminise, s’incarne dans la grâce vaporeuse et l’équilibre de cette figure attribuée.

     

    Confrontée au vide telle une funambule, un pied posé sur l’extrême bord d’une tour qui domine les toits de la ville, je soulève l’autre sans vertige, parfaitement centrée, chacun de mes gestes s’inscrivant dans mon assise.

     

    Je suis un poste d’observation, aucun détail ne m’échappe.

     

    Je sens le vent dans les plis de ma robe, sur mon visage et mes bras nus, je tourbillonne avec lui dans un jeu de caresses vivifiantes.

     

    Je me laisse porter comme une feuille morte, puis me niche dans la spirale d’un courant ascendant.

     

    J’ouvre mes ailes protectrices et invite mes aimés à s’y asseoir.

     

    Le ciel secoue ses draps, il en tombe une pluie de perles

     

    Le jeu s’inverse, je trône sur la membrane solide d’un transporteur

     

    Je me fonds dans le soleil en rayons

     

    Je suis une boule de miel douce et parfumée qui évide dans l’étranglement de ma gorge profonde et muette le lit d’un nouveau couloir comme un ouvrier creuserait un tunnel sous la montagne de ses désespérances.

     

    Aux commissures de mes lèvres une goutte de sève jaillit livrant passage aux flots de mots trop longtemps retenus.

     

    Je crache le venin de ma colère.

     

    Je vomis les blessures mal cicatrisées qui m’enferment dans le château fort de ma tristesse.

     

    Je vide mon sac au rond-point des ruminations.

     

    Je prépare le berceau joyeux de ma nouvelle renaissance.

     

    Perle de rosée sur un brin d’herbe frileux, je m’étire sous la voûte orangée de l’aube qui pointe.

     

    Je suis le rendez-vous avec le soleil, mon cœur palpite !

     

    Je suis la douceur de la rencontre, le lien indestructible, je suis une pépite !

     

    Le ciel s’embrase et l’or de tes yeux…Je m’abandonne !

     

    Je suis le limon fertile des bords du Nil !

     

    Je suis un coquelicot éphémère à la lisière…

     

  • Je suis le tout - Manuela

     

    Je suis le tout, je suis le néant, la présence du silence infini, le passé, le présent et l’avenir. Je suis le monde et son absence, les trous noirs et les chaos desquels naissent les étoiles.

     

    Mon cœur rythme les tambours de chaque battement d’ailes, de chaque battement de cœur. Mon souffle épouse l’air et le vent. Mon amour aussi vaste que l’infini, aussi profond que l’éternité apaise, répare, accueille chaque passant, roi ou mendiant.

     

    En mon sein tout être, petit ou grand, reconnecte à sa propre lumière, à sa noblesse, retrouve sa place et son chemin.

     

    Mon sourire illumine tel un phare dans la nuit, Bouddha je suis.

     

    Je se fond dans l’air chaud, je suis le vent, je suis le papillon, l’ortie, le miel, la buse et le lièvre. Je n’existe plus et je suis partout.

     

    Quand mes lèvres esquissent le sourire, deux fils invisibles et pourtant si palpables soulèvent les bords de mon cœur et c’est chaque cellule de mon corps qui sourit et chante un hymne à la vie.

     

     

     

  • Je suis le tout - Manuela

     

    Je suis le tout, je suis le néant, la présence du silence infini, le passé, le présent et l’avenir. Je suis le monde et son absence, les trous noirs et les chaos desquels naissent les étoiles.

     

    Mon cœur rythme les tambours de chaque battement d’ailes, de chaque battement de cœur. Mon souffle épouse l’air et le vent. Mon amour aussi vaste que l’infini, aussi profond que l’éternité apaise, répare, accueille chaque passant, roi ou mendiant.

     

    En mon sein tout être, petit ou grand, reconnecte à sa propre lumière, à sa noblesse, retrouve sa place et son chemin.

     

    Mon sourire illumine tel un phare dans la nuit, Bouddha je suis.

     

    Je se fond dans l’air chaud, je suis le vent, je suis le papillon, l’ortie, le miel, la buse et le lièvre. Je n’existe plus et je suis partout.

     

    Quand mes lèvres esquissent le sourire, deux fils invisibles et pourtant si palpables soulèvent les bords de mon cœur et c’est chaque cellule de mon corps qui sourit et chante un hymne à la vie.

     

     

     

  • Jour rouge - Jocelyne

     

    Je suis la terreur

     

    d'une violence aveugle

     

    d'une bête qu'on a prise au piège

     

    du mal

     

    Je me suis enfermée dans un corps tordu

     

    fuyant et révolté

     

    Je touche ma chair mutilée par la haine

     

    J'éboule sans fin la colère de dix-mille vies sacrifiées

     

    Je suis la montagne qui s'abat sur les roses

     

     

    Je suis tout ce qui me fait peur

     

    le serpent serré autour de mon cou

     

    l'absurde qui m'étrangle

     

    et demande compte de ma vie TOUT DE SUITE !

     

     

    Je crève mes deux yeux

     

    de n'avoir su à temps reconnaître

     

    la Lumière

     

    J'avale un sablier qui se vide comme un ballon crevé

     

     

    J'incarne sans faillir

     

    la question meurtrière

     

    Qui es-tu ?

     

    Qu'as-tu fait de ton frère ?

     

    Et je crache le vivier toxique des pourquoi qui tuent

     

     

    Je suis la défaite de tout ce en quoi je crois

     

     

    Et je respire

     

                       loin

     

                                bien loin

     

                                                   apaisée

     

    Je suis le grain de sable alangui

     

    au soleil de son insignifiance

     

    la perfection du Plus Rien

     

    le fleuve qui sait où est sa Source

     

    et déroule paisiblement ses flots

     

    grandiose dans l'indifférence aux diamants et aux scories

     

    qu'il charrie en son sein.

     

     

     

     

     

     

     

  • Ma grande semaine - Manuela

     

    C’est en chevauchant le plus rapide et le plus puissant des mustangs que j’empoigne à bras le corps ma grande semaine. Crinière et cheveux s’emmêlent, tissant une toile dans l’air cristallin du matin. En tenue de combat, plus aguerrie que le plus fier des samouraïs et plus sérieuse que le plus respectable des papes, j’avance rapide comme l’éclair, portée par la mission qui m’est confiée.

     

    Mon organisation tip top vaudrait bien la médaille d’or de la meilleure orchestration : lever, ablutions, manger, frigo rempli, empathie, huiles essentielles, toucher le ciel, clin d’œil d’un ange, ou deux, mon cœur s’ouvre, les mains donnent débordantes de générosité, un instant, l’éternité.

     

    Ma grande semaine qui s’étendait devant moi comme un long serpent sinueux devient au fur et à mesure de chaque rencontre un chant léger, un rossignol gai, offrant au monde sa joie profonde.

     

     A partir d’une carte postale « La grande semaine »

     

     

     

  • Ma grande semaine - Manuela

     

    C’est en chevauchant le plus rapide et le plus puissant des mustangs que j’empoigne à bras le corps ma grande semaine. Crinière et cheveux s’emmêlent, tissant une toile dans l’air cristallin du matin. En tenue de combat, plus aguerrie que le plus fier des samouraïs et plus sérieuse que le plus respectable des papes, j’avance rapide comme l’éclair, portée par la mission qui m’est confiée.

     

    Mon organisation tip top vaudrait bien la médaille d’or de la meilleure orchestration : lever, ablutions, manger, frigo rempli, empathie, huiles essentielles, toucher le ciel, clin d’œil d’un ange, ou deux, mon cœur s’ouvre, les mains donnent débordantes de générosité, un instant, l’éternité.

     

    Ma grande semaine qui s’étendait devant moi comme un long serpent sinueux devient au fur et à mesure de chaque rencontre un chant léger, un rossignol gai, offrant au monde sa joie profonde.

     

     A partir d’une carte postale « La grande semaine »

     

     

     

  • Lion rugissant - Ariane

     

    Je suis celle qui se cherche. Je sors ma longue vue intérieure. Je la déplie sur des kilomètres pour scruter en moi.

     

    Mes mains sont tantôt ouvertes, assemblées en une coupe, réceptacle divin prêt à recevoir les magnificences de l’univers.

     

    Je suis l’océan qui accueille toute la pluie du ciel et la rend aux nuages.

     

    Je suis le cycle, le début et la fin, je participe de l’infini.

     

     

    Je suis le centre de la roue, le centre du monde, le principe de vie.

     

    Je vis par l’échange, le donner et le recevoir, colportrice universelle. Vampire aux ailes de chauve-souris, je suce l’énergie des êtres, des lieux et des choses qui m’entourent. Je m’en nourris.

     

    Depuis mon nuage, j’ouvre les vannes du ciel. Cette manne que j’ai prise, je la restitue au centuple. Je suis le pommeau de la voie lactée, mon arrosoir n’a pas de fin pour baigner la terre de mes bienfaits.

     

    Mes mains sont tantôt fermées. Inquiètes, recroquevillées en boule sur elles-mêmes. Je suis le hérisson, tous picots dehors. Ne vous approchez pas !

     

    Sous mes aspects d’animal fragile, je sais rugir aussi. Mes crocs laissent de profondes entailles. Gare à l’imprudent qui s’y frotte. Je suis le lion qui défend son territoire, gueule ouverte et griffes dehors s’il se sent menacé. La menace est partout.

     

     

     

     

     

     

     

  • Tendresse pour la chimère - Marie

     

    Hébétée. Les yeux m’en sortent des orbites, écarquillés !

     

    Je suis effarée ! C’est ça le monde !

     

     

    Je me racrapote, bloque mon élan,

     

    Courbe l’échine, ploie sous la charge de l’hébétude.
    Je me ratatine, j’avale ma glotte, je mange mon gosier

     

    Et décharne mes membres.
    Alors c’est comme ça que ça marche !

     

     

     

    Non je ne sauterai pas dans leur jeu.
    Je ne participerai pas.
    Je ne serai pas plus complice qu’un voyeur ahuri… et fasciné.
    Je ne peux quitter du regard

     

    Ce qui pourtant m’agresse et m’insupporte.

     


    Mon corps s’est rabattu vers un arrière sécurisant.
    Je ne sauterai pas – juste à temps, j’ai vu !

     

     

     

    Mon cerveau est en proie à une logorrhée débridée.
    Comment est-ce possible ? J’ai besoin de mots

     

    Pour croire ce que captent mes yeux.
    Et au-delà des mots, qui me sont appui,

     

    Et du geste de prendre la terre à témoin,

     

    J’avale l’air mutique des chagrins révoltés,

     

    Des secrets trop longtemps tus et des silences imposés.

     


    C’est comme ça que ça marche !

     

    Un bourreau, une victime, un sauveur :

     

    Valse des places où chacun permute les rôles

     

    Chaque tête alternant les perruques

     

    Chaque cœur adoptant une identité d’emprunt.

     

    Un jeu de dupe, de marionnettes articulées

     

    Où la conscience d’être acté est fuie

     

    Au profit du bien-être dérisoire d’un déjà connu.

     


    Où il est le courage ? La force du changement ?

     

    Le bon sens de fuir le putride,

     

    Le dégoût du nauséabond ?
    Je ne vois que complaisance, soumission

     

    Et carcan des habitudes aux allures de manteaux neufs.
    Faut-il que je sois étrangère pour me sentir aussi repoussée ?
    Serais-je repoussante pour être aussi étrangère ?

     


    Qui osera embrasser la bête

     

    Pour découvrir la générosité de mon âme

     

    Et le feu de mes talents ?
    Dragonne, j’avais en moi la puissance des enfers !

     

    Les bras m’en tombent ! Je suis démunie,

     

    Aphone de gerbes incandescentes,

     

    De giclées virulentes ou d’observations pertinentes.

     


    Je découvre l’art de la retenue :

     

    Ne pas dire, ne pas exprimer, ne pas manifester.
    Et dans cette apnée, cette impuissance consentie,

     

    Je découvre la tendresse d’un maître de Bushido

     

    Pour l’apprenant tombé sous ses propres coups.
    Il mérite la foudre de mes hydres,

     

    Il n’aura que la prunelle patiente de ma vigilance,

     

    La pupille dilatée de mon courroux et de mon empathie.

     


    J’ai pris de la hauteur et contemple,

     

    Hagarde et amusée, ce qui croupit

     

    De ne pas saisir les perches salvatrices.
    Je ris du prix que j’ai payé, immense,

     

    Des opportunités ratées, nombreuses, et

     

    Des voies où je me suis enlisée, innombrables

     

     

     

     

     

     

    J’ai pris de la hauteur et me ris

     

    Des embûches du chemin parcouru… En toute liberté !

     

     

     

    Paris 17 10 2010

     

     

  • Je suis l'euphorie d'une découverte - Marie

    Je suis l’euphorie d’une découverte

    La joie cristalline d’un pas nouveau dans l’inconnu

    Le cri de victoire : « ça tient »

    Après avoir osé le salto mortale

    Je suis la vitalité de l’audace,

    La truculence du hors cadre, la musique d’une danse

    Au-delà des formes, des évocations et des normes

    J’ose incliner les cadres, pousser les lignes, épurer les couleurs, teinter les poutres.

    Je provoque l’inattendu et me donne sans cesse de nouveaux défis, de nouveaux départs

    Je ne capitalise pas l’acquis, j’en fais un tremplin

    Pour oser de nouvelles interrogations

    Toujours plus audacieuses, plus précaires, plus ludiques et plus fécondes.

    Je suis le miracle absolu

    Du tout dans une enveloppe vide,

    Sublime oscillation de deux cordes dissonantes en harmonie

    Je suis le cadeau de la précarité

    La totalité qui s’efface quand regardée

    Et qui danse lorsque contemplée

    Je suis la générosité de ton regard

    Ce crépitement indicible d’un frôlement de renard blanc

    J’ai permission de toutes les couleurs

    Et l’élégance de l’ultime retenue

    Théorème épuré je ne vis que d’essentiel

    Tout le reste m’est bavardage.

    Je dis tout en très peu de mots

    Mes silences sont loquaces

    Mes paroles subtiles sont vasques pour les essentiels.

    Au-delà des dons explicatifs, mon plus grand talent est dans l’épure

    Je dis la vie en noir et blanc,

    Notes au clavier du piano ou sur les partitions du musicien

    Stylo délié de l’écrivain comblant les pages

    Un rien m’est tout

    J’ai avalé l’arc-en-ciel et mangé les couleurs.

    Je les ai épuisées jusqu’à la dernière et toujours je chante

    Je sens l’élégance d’une intuition modieuse

    La toile coule en mes veines et me drape du plus vif rouge orangé sur une jupe noire et sous l’écharpe de mes cheveux de neige

    Je suis un Mondrian qui marche

    Je ne comprends rien de ce qu’on dit de moi

    Je n’ai de cesse que d’être celle que je suis et d’exprimer la fluidité qui m’habite

     

    Marie Milis

     
     
  • Dans le métro - Katia

     

    Je suis les émotions du matin

     

    je suis Yehouda Lancri ex ambassadeur d'Israël en France

     

    je suis un maillon dans la chaîne du peuple juif

     

    je garde avec chaleur les rites quotidiens

     

    je mets tous les matins en guise d'accueil au jour

     

    mes « téphilines »

     

    je ne remets pas en cause le bouquet de traditions

     

    qui me constituent

     

    elles sont belles douces aimantes liantes

     

     

     

    je suis ces traditions enveloppantes et mystérieuses

     

    je les transmets à mes enfants,  à mes tout proches

     

    à mes plus proches

     

    je suis enfant, enfant à l'oeil gourmand

     

    je suis chercheur, un vent continu me pousse

     

    me constitue , je suis déterminée

     

    j'épouse le tympo de l'univers

     

     

     

    je suis le tempo de l'univers

     

    je suis l'univers immuable

     

    et en mouvement perpétuel

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Je suis l'épicentre du ciel - Katia

     

    je suis l'épicentre du ciel

     

    je palpite en éclair mauve

     

    mon portrait aux éclats garance

     

    caresse des vagues de nuage

     

     

     

    je suis ces vagues de nuages

     

    je gagne en vitesse

     

    je m'oriente en toute résolution

     

    vers l'abri miracle

     

     

     

    je suis abri miracle

     

    je veux attirer la chaleur

     

    je suis animée de fulgurance gloutonne

     

     

     

    je veux éviter le pire

     

    je suis douce en résonance

     

    dans ce léger maillage du ciel

     

     

     

    mon regard s'évanouit solitaire

     

    dans l'immensité des espaces planétaires

     

     

     

    mon éveil est une source permanente

     

    où chacun peut puiser à loisir

     

     

     

    je suis énigme en mouvement

     

    j'ai le projet de continuer

     

    mon voyage planétaire

     

    de caresse en caresse

     

     

     

    je n'évite pas les plongées fulgurantes

     

    des rencontres

     

    mon oeil vaisseau connait les itinéraires secrets

     

     

     

    je suis cet oeil vaisseau prêt à tous les aléas

     

    des courants célestes

     

    je suis sous protection secrète

     

    mes forces se bandent vers l'inconnu

     

    j'y vais

     

     

     

     

     

  • Je suis encapé - Katia

     

     

     

    Je suis encapé , tiré vers l'ouest

     

    le grand large

     

     

     

    je suis large , ailé enrubanné

     

    d'un satin d'or tissé

     

     

     

    je suis tissé d'idées les plus folles

     

    au goût de jasmin

     

     

     

    je suis jasmin

     

    le tracé de mon être est tout ciselé

     

    précis ajusté à la moindre palpitation

     

     

     

    je suis palpitation écarlate

     

    j'irradie dans les somptueux jardins de l'été

     

     

     

    je suis l'été débordant

     

    dans  tous les continents de mon être

     

    les limites du ciel et de la terre

     

    se ressourcent en chantant

     

    j'explose d'hymne à la joie

     

    je draine une escorte de spirales enchantées

     

     

     

    je suis spirale développée en cape protectrice

     

    j'apaise les humeurs flottantes

     

    je dénoue avec tact les aspérités de l'âme

     

     

     

    je suis cette âme posée, ancrée

     

    j'exalte le silence, la rectitude

     

    l'espace qui m'entoure est infini

     

    je peux être là

     

    je peux être ailleurs

     

    tout m'inspire, même un battement de cil

     

     

     

    je suis battement de cil

     

    rapide, fluide

     

    je souris à l'humanité

     

    je plonge au même moment dans mon centre

     

    je parcours avec douce amplitude

     

    ce va et vient entre vous et moi

     

     

     

    vous pouvez compter sur moi

     

    je suis le complice

     

    de ce que vous ne connaissez

     

    pas encor

     

  • Je suis chaude - Katia

     

     

     

    Je suis chaude

     

    je veux passer la barrière pointue qui m'écarte de ma route

     

    mon ombre se propage sur le petit gravier

     

     

     

    je suis ce petit gravier, régulier

     

    je gagne en force

     

    je suis force en reflets blancs

     

    je concocte une macération dans une bassine

     

    je veux en terminer avec les barrières

     

    achever d'évacuer les noirceurs

     

     

     

    je suis ces noirceurs étouffées

     

    je veux éclater au grand jour

     

    je veux le vrai

     

    je poursuis cette route infinie

     

    cette quête boursoufflée d'espoir et d'amertume

     

     

     

    je suis cette amertume tétanisée par le temps qui passe

     

    je pense à ma potion

     

     

     

    je suis cette potion universelle

     

    qui relie la carcasse à ces montagnes intérieures

     

    vraie guide en silence

     

     

     

    je suis le silence impérial des animaux qui dorment

     

    j'accepte tous les non-dits

     

     

     

    je suis ces non-dits tumultueux

     

    je suis une réserve de fougue en silence

     

    je vénère ce silence

     

    je fais confiance à la macération, à la maturation

     

    à tout ce que je ne vois pas

     

  • Ce secret bleu - Anne-France

     

    Ce secret bleu qui murmure dans les sources souterraines, il est mien !

     

    Il me dit des mots lourds de sens, difficiles à toucher.

     

    Je garde tous ces mots ; je deviens la bergère de ces mots cercles, de ces mots durs, de ces mots tranches, de ces mots démarcations, de ces mots trous, de ces mots fleurs.

     

    Sous ma baguette, les mots ensemble se métamorphosent en mots doux et adorables.

     

    Je suis la Grande Fée de l'immensité bleue de la Terre et des cieux de la nuit comme des jours.

     

  • Je suis le paysage - Anne-France

    Je suis le paysage et l'obstruction tout à la fois, au fond de ma gorge circule le bruit sourd de la salive des mots. Le danger guette !

     

    C'est moi le danger qui guette, prêt à bondir et séparer le froid du chaud, le noir du blanc ; moi, avec cette envie de saigner le yin et le yang pour qu'ils s'interpénètrent, moi, avec cette rage de déchiqueter la mort et de réveiller la vie !

     

    Moi, animal prédateur qui sent le danger partout, je suis douce et à vif ; mes extrémités sont douloureuses; j'ai besoin de me tenir à distance.

     

    Accidentée mais en vie, je fais l'expérience de la densité de la peau du monde, à m'en couper le souffle…

     

    Je dépasse toutes les limites, je rôde et cherche ; infaillible, je découvre des failles impénétrables dans lesquelles je peux me couler soyeusement.

     

    Je vais vers des lieux invisibles, je connais le chemin du saint des saints.

     

    Par moi, l'arche perdue est retrouvée.

     

    Sphynx, je sais garder le secret.

     

     

  • Droite et sans tête - Anne-France

    Droite et sans tête, je suis imposante, épanouie

     

    et soulagée

     

    Sans tête, je respire

     

    et mon souffle coule, fluide, sur mon corps retrouvé.

     

    je suis la reine du passé : ma mémoire est aigüe, infaillible?

     

    Je suis l'impératrice de l'Histoire du monde ; dépositaire de toutes les joies et de toutes les épines de l'Humanité.

     

    je suis la Pharaonne des oasis et des déserts de la vie et de la mort.

     

    je suis la Pythonisse qui sait tout des lois de l'univers.

     

    Droite et sans tête, je vois avec le coeur, je sens avec ma peau, j'entends avec mes os.

     

    Mes paroles sont les notes de ma lyre intérieure ; ceux qui veulent, savent m'entendre…

     

    Je suis, de toute éternité.

     

     

     

     

  • Je suis les deux cordes - Anne-France

     

    Je suis les deux cordes du ciel à la terre

     

    je vais de la terre au ciel, à deux

     

    et je vibre l'une contre l'autre sous les coups des 4 archers vêtus de noir

     

    je suis le chant d'amour du Haut pour l'En- Bas

     

    j'ai un soleil carré dans la tête

     

    tout mon paysage est baigné de lumière blanche

     

    sur ma planète bleue mes pieds sont bien à plat, posés.

     

    Dans ma verticalité, je suis les cordes vocales par lesquelles l'univers parle

     

    je suis vibrations, frémissements et même certaines fois tremblements.

     

    Mais je me déploie sur toutes les portées musicales qui traversent horizontalement mon espace où dansent mes notes carrées et luisantes.

     

    Dans mon outre-mer sidéral

     

    je suis ondes courtes, moyennes, longues

     

    jusqu'à l'infini,

     

    éternelle.

     

    Je suis le grand violoncelle cosmique à l'âme palpitante…

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

  • Je suis le mouton sauvage - Anne-France

    Je suis le mouton sauvage qui se balade par monts et par vaux, d'un pays à l'autre. Libre.

     

    Je suis le doux de la laine sous laquelle, au chaud, respire un coeur, pulsation après pulsation…

     

    je suis les battements qui marquent le temps et la vie, battements blancs des ailes qui s'ouvrent…

     

    Les oreilles aiguisées, je suis les serments qui sonnent moitié amers, moitié prières, et tintinnabulent sur les chemins de la Terre…

     

    je suis l'humanité qui se cherche, se déguise et se désire à la grande fête de la Vie.

     

    je suis le troupeau de vaches chartreuses; c'est moi la tarine rousse aux yeux moites et au ventre ferme ; ma cloche résonne au coeur de la pierre et de l'arbre.

     

    je suis celle qui serpente tout contre les falaises bleues marines et roses des immenses vitraux de la cathédrale à la voûte étoilée.

     

    Droite, je trottine sur les lignes des feuilles des livres, souriante et désirante.

     

    je monte toutes les côtes vers toujours plus d'oxygène !

     

    Faisant fi des menaces et des blessures, accompagnée de mon cacatoès au plumage mosaïque, je suis en marche vers les contes…

     

     

     

     

  • Socle gris - Anne-France

    Socle gris

     

     

     

    Je suis le socle gris et blanc ourlé d'une délicate frise

     

    je m'élève vers mon haut, solide roc

     

    et pourtant, je suis emmitouflée de papier !

     

    Je suis le hiératique voyageur paré de son poncho couleur de sable

     

    infatigable rêveur

     

    je me pose, je sais prendre la pose

     

    pour me défaire de mon châle lentement,

     

    fleur qui éclôt,

     

    patiemment mais sûrement.

     

    Je suis être mais n'ai pas besoin de voir; j'entends ce qui est

     

    je sens la pomme et la cannelle…

     

    Je suis l'impatience qui excite et l'infinie patience de la pierre si dure, si douce

     

    Assise sur mon socle, je pose et deviens dentelles et dragons sages

     

    je pense à moi, libellule anti-gravitationnelle

     

    avec ma tête aux multiples facettes et mes grandes oreilles à orientation variable...

     

    Je suis nue, ou presque,

     

    imperturbable sur mon trône

     

    je suis au ciel par le faîte de mon crâne reliée

     

    pélerine télépathique

     

    parmi les fruits, les femmes, l'or et les étoiles...

     

     

     

     

     

     

  • Je suis la paume -Anne-France

     

    Je suis la paume

     

     

     

    Paume contre paume

     

    je palpite

     

    je suis verte

     

    fruitée

     

    je suis la pomme

     

    -pas celle du jardin d'Eden! -

     

    je suis la pomme claire qui vient de pépins sombres

     

    je suis le cidre blond, bulles qui montent au ciel

     

    légères, pleines d'air,

     

    je suis le souffle qui anime, qui pousse, qui joue

     

    dans le sang qui circule

     

    dans la paume qui palpite

     

    pour cueillir le fruit que je suis

     

    car je suis accrochée au faîte de l'arbre de Vie

     

    je suis donc l'échelle posée ferme sur la terre qui vers le ciel s'élance

     

    pour que la paume et les doigts viennent me recueillir,

     

    mûre

     

    je suis le fruit de mes entrailles, accoucheuse de moi-même

     

    je suis la Dame qui a su me faire grandir

     

    ferme, juste et droite

     

    racine, tronc, branches

     

    je me nourris d'eau et de roches ; de sang et de pommes

     

    princesse réveillée en marche dans le jardin terrestre

     

    je découvre tout ce qui mérite protection

     

    je suis la promeneuse, la protégée, la protectrice

     

    des mystères du don et du recevoir

     

    que l'univers ordonna dans son infini déploiement

     

    je sais et ne sais pas

     

    que j'assiste au miracle du monde

     

    merveille parmi les merveilles

     

    de mon Pays qui s'étend depuis l'Est d'Eden jusqu'aux confins des Univers...

     

  • Je suis la paume -Anne-France

     

    Je suis la paume

     

     

     

    Paume contre paume

     

    je palpite

     

    je suis verte

     

    fruitée

     

    je suis la pomme

     

    -pas celle du jardin d'Eden! -

     

    je suis la pomme claire qui vient de pépins sombres

     

    je suis le cidre blond, bulles qui montent au ciel

     

    légères, pleines d'air,

     

    je suis le souffle qui anime, qui pousse, qui joue

     

    dans le sang qui circule

     

    dans la paume qui palpite

     

    pour cueillir le fruit que je suis

     

    car je suis accrochée au faîte de l'arbre de Vie

     

    je suis donc l'échelle posée ferme sur la terre qui vers le ciel s'élance

     

    pour que la paume et les doigts viennent me recueillir,

     

    mûre

     

    je suis le fruit de mes entrailles, accoucheuse de moi-même

     

    je suis la Dame qui a su me faire grandir

     

    ferme, juste et droite

     

    racine, tronc, branches

     

    je me nourris d'eau et de roches ; de sang et de pommes

     

    princesse réveillée en marche dans le jardin terrestre

     

    je découvre tout ce qui mérite protection

     

    je suis la promeneuse, la protégée, la protectrice

     

    des mystères du don et du recevoir

     

    que l'univers ordonna dans son infini déploiement

     

    je sais et ne sais pas

     

    que j'assiste au miracle du monde

     

    merveille parmi les merveilles

     

    de mon Pays qui s'étend depuis l'Est d'Eden jusqu'aux confins des Univers...

     

  • Je suis la paume -Anne-France

     

    Je suis la paume

     

     

     

    Paume contre paume

     

    je palpite

     

    je suis verte

     

    fruitée

     

    je suis la pomme

     

    -pas celle du jardin d'Eden! -

     

    je suis la pomme claire qui vient de pépins sombres

     

    je suis le cidre blond, bulles qui montent au ciel

     

    légères, pleines d'air,

     

    je suis le souffle qui anime, qui pousse, qui joue

     

    dans le sang qui circule

     

    dans la paume qui palpite

     

    pour cueillir le fruit que je suis

     

    car je suis accrochée au faîte de l'arbre de Vie

     

    je suis donc l'échelle posée ferme sur la terre qui vers le ciel s'élance

     

    pour que la paume et les doigts viennent me recueillir,

     

    mûre

     

    je suis le fruit de mes entrailles, accoucheuse de moi-même

     

    je suis la Dame qui a su me faire grandir

     

    ferme, juste et droite

     

    racine, tronc, branches

     

    je me nourris d'eau et de roches ; de sang et de pommes

     

    princesse réveillée en marche dans le jardin terrestre

     

    je découvre tout ce qui mérite protection

     

    je suis la promeneuse, la protégée, la protectrice

     

    des mystères du don et du recevoir

     

    que l'univers ordonna dans son infini déploiement

     

    je sais et ne sais pas

     

    que j'assiste au miracle du monde

     

    merveille parmi les merveilles

     

    de mon Pays qui s'étend depuis l'Est d'Eden jusqu'aux confins des Univers...

     

  • Je suis la paume -Anne-France

     

    Je suis la paume

     

     

     

    Paume contre paume

     

    je palpite

     

    je suis verte

     

    fruitée

     

    je suis la pomme

     

    -pas celle du jardin d'Eden! -

     

    je suis la pomme claire qui vient de pépins sombres

     

    je suis le cidre blond, bulles qui montent au ciel

     

    légères, pleines d'air,

     

    je suis le souffle qui anime, qui pousse, qui joue

     

    dans le sang qui circule

     

    dans la paume qui palpite

     

    pour cueillir le fruit que je suis

     

    car je suis accrochée au faîte de l'arbre de Vie

     

    je suis donc l'échelle posée ferme sur la terre qui vers le ciel s'élance

     

    pour que la paume et les doigts viennent me recueillir,

     

    mûre

     

    je suis le fruit de mes entrailles, accoucheuse de moi-même

     

    je suis la Dame qui a su me faire grandir

     

    ferme, juste et droite

     

    racine, tronc, branches

     

    je me nourris d'eau et de roches ; de sang et de pommes

     

    princesse réveillée en marche dans le jardin terrestre

     

    je découvre tout ce qui mérite protection

     

    je suis la promeneuse, la protégée, la protectrice

     

    des mystères du don et du recevoir

     

    que l'univers ordonna dans son infini déploiement

     

    je sais et ne sais pas

     

    que j'assiste au miracle du monde

     

    merveille parmi les merveilles

     

    de mon Pays qui s'étend depuis l'Est d'Eden jusqu'aux confins des Univers...

     

  • Je suis la paume

     

    Je suis la paume

     

     

     

    Paume contre paume

     

    je palpite

     

    je suis verte

     

    fruitée

     

    je suis la pomme

     

    -pas celle du jardin d'Eden! -

     

    je suis la pomme claire qui vient de pépins sombres

     

    je suis le cidre blond, bulles qui montent au ciel

     

    légères, pleines d'air,

     

    je suis le souffle qui anime, qui pousse, qui joue

     

    dans le sang qui circule

     

    dans la paume qui palpite

     

    pour cueillir le fruit que je suis

     

    car je suis accrochée au faîte de l'arbre de Vie

     

    je suis donc l'échelle posée ferme sur la terre qui vers le ciel s'élance

     

    pour que la paume et les doigts viennent me recueillir,

     

    mûre

     

    je suis le fruit de mes entrailles, accoucheuse de moi-même

     

    je suis la Dame qui a su me faire grandir

     

    ferme, juste et droite

     

    racine, tronc, branches

     

    je me nourris d'eau et de roches ; de sang et de pommes

     

    princesse réveillée en marche dans le jardin terrestre

     

    je découvre tout ce qui mérite protection

     

    je suis la promeneuse, la protégée, la protectrice

     

    des mystères du don et du recevoir

     

    que l'univers ordonna dans son infini déploiement

     

    je sais et ne sais pas

     

    que j'assiste au miracle du monde

     

    merveille parmi les merveilles

     

    de mon Pays qui s'étend depuis l'Est d'Eden jusqu'aux confins des Univers...

     

    Anne-France

     

  • Je suis la paume

    Paume contre paume

     

    je palpite

     

    je suis verte

     

    fruitée

     

    je suis la pomme

     

    -pas celle du jardin d'Eden! -

     

    je suis la pomme claire qui vient de pépins sombres

     

    je suis le cidre blond, bulles qui montent au ciel

     

    légères, pleines d'air,

     

    je suis le souffle qui anime, qui pousse, qui joue

     

    dans le sang qui circule

     

    dans la paume qui palpite

     

    pour cueillir le fruit que je suis

     

    car je suis accrochée au faîte de l'arbre de Vie

     

    je suis donc l'échelle posée ferme sur la terre qui vers le ciel s'élance

     

    pour que la paume et les doigts viennent me recueillir,

     

    mûre

     

    je suis le fruit de mes entrailles, accoucheuse de moi-même

     

    je suis la Dame qui a su me faire grandir

     

    ferme, juste et droite

     

    racine, tronc, branches

     

    je me nourris d'eau et de roches ; de sang et de pommes

     

    princesse réveillée en marche dans le jardin terrestre

     

    je découvre tout ce qui mérite protection

     

    je suis la promeneuse, la protégée, la protectrice

     

    des mystères du don et du recevoir

     

    que l'univers ordonna dans son infini déploiement

     

    je sais et ne sais pas

     

    que j'assiste au miracle du monde

     

    merveille parmi les merveilles

     

    de mon Pays qui s'étend depuis l'Est d'Eden jusqu'aux confins des Univers...

     

    Anne-France