02/07/2013

Je suis femme inachevée - Anne, Paris

 

Je suis femme inachevée, beauté infinie d’une féminité en cours de création. Plénitude sensorielle autant que généreuse, offerte aux regards complices, vibrations musicales déposées sur une toile en cours de travail.

Je suis pudeur et offrande, chaleureuse et gourmande. Palpitations et caresses, je les appelle et les invite à danser en moi dans la symphonie des couleurs. En suspens entre deux mondes, je suis posée, tranquille et attentive, attentionnée. Ma grâce offerte, j’accueille paisiblement regards et bienveillance, loin de toute impudique turbulence.

 

Au cœur de la rosace rayonnante, j’incarne la pax et la simplicité du don. Mon innocence fait chanter tous les oiseaux du printemps : je suis symphonie joyeuse. Centre et source, moyeu et chemin, chaleur intime au creux du cœur et secret offert aux vrais voyants.

 

 

Je suis voyante et étonnement. Passagère entre les mondes : sérieux du devoir et clin d’œil aux inattendus.

Femme, je suis, interrogeant les miroirs où mon reflet se démultiplie.

Je suis une et multiple, cachée ou offerte, curieuse et sérieuse ; tour à tour nue ou pudiquement vêtue.

Je suis, au-delà de mes apparences, sobre ou coquine, probe ou taquine.

 

En moi, se joue le grand orchestre de la vie : grandes orgues des jours d’orage, tumultes éclatants des heures de rage. Lames acérées, flèches brisées, lances décapitées : toutes les fureurs du passé m’ont traversée, piquée, mordue, griffée, lacérée.

 Ma puissance intérieure a résisté : braise insaisissable. Atome de paix insondable, nœud des vortex, inaliénable, énergie impalpable.

En moi, tous les ciels se rejoignent, s’entrecroisent et s’entremêlent. Issues d’un probable bing-bang, mes ondes de vitalité s’écoulent, paisibles et déterminées, inlassables dans leur quête ; recueillant couleurs, saveurs, senteurs sur leur passage.

Ca pulse ou ça caresse, émotions et tendresses se cherchent : pas de repos ni de répit.

La vie va et vient entre patience et en-Vie.

 

Anne, Paris

avril 2013

 

10:16 Écrit par Marie Milis dans Autolouanges d'ici | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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