Agneau frisoté - Ghislaine, Paris

 

                              

 

 

Agneau trop frisoté pour être honnête,

Je suis l’imaginaire espiègle qui fraie avec les oiseaux dans le brouhaha des feuilles-fleurs.

 

Encore tout mouillé de l’eau de ma naissance, j’ai déjà su vous conquérir d’un regard de connivence :

 

Je sais que face à tant de confiance en votre propre légèreté, vous ne pourrez résister à ma gaité.

 

Les oiseaux se sont concertés pour brouiller toutes vos objections,

 

Les « mais », les « si », les « pourquoi », les « comment »…

 

Et si ce n’est pas assez, le vent bleu agitera de mille bruissements

 

Les langues qui résistent à mon ravissement.

 

Je suis la joie de vivre qui ne s ‘est pas laissée immolée sur les différents autels du « bien pensé ».

 

Je suis même une splendide paire de fesses exposée en toute impunité

 

Aux regards explosés de celles qui n’ont jamais eu assez de souplesse pour mirer leur propre postérieur

 

Par peur d’un tour de rein ou d’un torticolis coupable… Je suis nue et sans ambages !

 

 

 

Soulages, Soulages… quelle rigueur pour accéder au regard intérieur !...

 

Mais la chair contient encore plus de mystère, même et peut-être surtout quand elle est exposée :

 

Je suis la douceur de la vie, la rondeur du blanc nacré,

 

L’invitation au toucher qui dans une présence extrême contacte jusqu’à l’os le cœur de l’incarnation

 

Haptonomie féconde, délicieuse et redoutable, loin des regards sacrilèges d’une morale sans âme.

 

Je suis simplicité et beauté des femmes qui laissent leur peau respirer,

 

Quelque soient les regards cherchant à les déguiser de fantasmes stupides, par peur de les approcher :

 

Pas besoin de les encadrer…

 

 

Ghislaine à Profondeville, avril 2013

 

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