03/07/2013

Tepee III - Ghislaine, Paris

TEPEE  III

 

Habitée par deux Elfes, derrière de lourdes portes

A l’ouverture aussi aléatoire que la circulation entre les pièces,

Je suis surprise à chaque bout de couloir :

Habitants qui circulent familièrement et ne semblent pourtant pas faire parti de la maison…

Trois petites marches et puis s’en vont… Voute de lumière où le jardin s’est inversé,

Prenant la place du toit : je suis une maison de Fées digne de contes à somnambuler.

Objets multiples qui ne tiennent ensemble que par la tendresse de ceux qui les y ont rassemblés,

Je suis cette caverne secrète qui de temps en temps ouvre ses portes,

Modulable à tout bout de champ, adaptable aux délires créatifs accueillis par deux lutins espiègles :

Basam et Béatrice…

 

Je suis la question sans cesse posée de l’Art et des artistes,

Comme être des enfants qui continuent à jouer et ne veulent pas s’arreter,

Fabriquant et tuant la pensée en même temps.

Je suis le vide de la vie en groupe si compliquée,

Vide du trop plein, du pas encore pensé, et pourtant plein d’instants magiques,

Lent tricotage aussi alambiqué que le tepee que nous tentons de faire émerger.

La structure est solide et claire et pure et élancée.

Le désir de n’y rien ajouter était si fort que c’est autour de ça qu’il eût fallu travailler :

Se taire, méditer, laisser le printemps nous gagner d’élans inconnus

Jusqu’à ce que nos doigts s’accordent…

 

Je suis le temps suspendu qui cherche son arrimage au profond de mon être

Et peut rester content quelque soient mes balbutiements et mes déplacements.

 

*

Ghislaine à Liège, le 13 avril 2013

09:18 Écrit par Marie Milis dans Autolouanges d'ici | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.