25/07/2013

Autolouange brève mai 2013

Francine

 

Je suis surgissement de printemps

Et palette de teintes de verts

Eclatant au soleil.

Je chemine en foulant

L’herbe tendre.

Je suis frémissement des arbres

Et arbrisseaux bercés par le vent

Qui salue le passage

De la Reine des Bois.

Je suis peau

Caressée et ré »chauffée

Par les doux rayons

De l’astre solaire.

J’avance,

Je chemine,

Je sais que je suis sur le bon chemin.

Je suis à ma place parfaite.

Des milliers d’oiseaux m’accompagnent

De leur mélodie enchanteresse

Et chuchotent à mon oreille :

Oui, oui, oui !

Même le ruisseau le dit

Dans sa petite cantate divine

Je suis Blanche Neige

Vibrante de printemps.

 

 

Gersende

 

Je suis pèlerin du Féminin

Je suis route et je suis bâton, pas et horizon

Je suis chercheuse d’or et lumière

Je suis quête et Absolu

Brise légère et tempête

Je suis Diane et je suis Arc

Biche transpercée et forêt luxuriante

Je suis coupe et ambroisie, lettre et icône

Je suis pèlerin du Féminin

Toujours en chemin.

 

 

 

 

Léonard

 

Je suis la vocalise de Simon.

Je grimpe, je monte l’échelle du ciel.

Je suis cette étendue qui s’étale jusqu’à l’horizon.

Je suis le zénith du bonheur au septième ciel.

Je grimpe plus loin, plus haut dans la vie en jouant.

Ma vie est une longue escalade.

Je suis le fils d’obstacles.

Je suis le fruit de la persévérance.

Je suis harmonie couvrant mes aspérités.

Aujourd’hui je joue et je chante.

Je deviens une jolie mélodie.

J’embellis le moment présent.

 

 

 

Marie

 

Assoiffée de savoirs, j’anoblis les transmissions paysannes,

J’honore les sourcières et vénère les connaissances non patentées.

 

Fouine, je fouille les sentes de traverses

Pour y glaner sagesses enfouies et plantes guérisseuses.

 

C’est à l’université des champs que je dois mon plus fier diplôme :

Je suis docteur ès émerveillement, utilisant ma plus grande distinction

A rassembler les mots incongrus en phrases neuves et éblouissantes.

 

Je suis anthologie de libertés et bibliothèque d’incongruités.

Je collectionne parcours à hauts risques et tentatives bancales.

J’en distille l’or fin des nouveautés pour de lumineux lendemains.

 

 

 

 

Patricia

 

Je suis le feu qui ravage, celui de la colère, celui qui fait couler les larmes.

Je suis la tristesse, tristesse de ne pas encore être qui je suis.

Je suis la larme qui vient éteindre ce feu dévastateur, le réguler, jusqu'à ce qu'il ne reste que des braises.

Je suis cette braise qui réchauffe et calme les tristesses, celle qui redonne vie et désirs.

Je suis l'Amour universel qui entraîne ce monde mourant.

Je suis le tout, je suis le rien, je suis la métamorphose de chaque instant.

 

 

Pierre

Quête

 

On n’a pas eu le temps de se parler, Brigitte et moi depuis une certaine discussion. Il faudrait. Non, il faut. Non, amplifier ce n’est pas parler encore. Autre chose, quoi ? La confiance.

Je suis frappé et aussi intimidé par l’émotion et l’humanité qui émanent de ce groupe. C’est l’humanité toute entière qui se parle, enfin.

Je suis le collectionneur des pépites de la diversité de l’humanité.

Je suis en quête.

Je suis en curiosité.

Je suis un trimaran de course.

Je suis un constructeur de futurs.

Je suis un jouisseur de l’instant.

 

 

Simon

 

Je suis vent chaud, une nouveauté en Bretagne, je fais ronronner les cœurs, je suis note impertinente, je mords les oreilles, je sonne la fin de la sieste, je déboule avec mon crescendo de promesses, je fous la tragédie dehors et j'entonne d'un air gaillard: "le salut est arrivé, l'air de rien, tsoin tsoin !!"

Je suis une super cagnotte déguisée en farce, mes trésors sont pour ceux qui osent rire.

 

 

Stéphanie

Divine matière, je suis tissée d'or par la lumière.

Je suis pluie de bénédiction pour mes ancêtres et leur puissance m'habite, me couronnant de gloire.

Je suis étendue d'eau, qui sépare les Eaux d' En-Haut des Eaux d'En-Bas, la Raquiah Shamayim.

Je suis la table d'émeraude, le point de rupture par lequel tout advient.
Je suis eau pure des torrents et aussi eau toute attendrissante des rivières des sous-bois, qui se rencontrent dans l'océan.

Je suis couronnement des contraires, l'énigme du paradoxe consenti.
Je suis l'œil, la source et l'aurore fondus dans l'Un.

Je suis Unité reconquise, à travers mes cicatrices.

Je suis désir de vie !



16:11 Écrit par Marie Milis dans Autolouanges d'ici | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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