Autolouange sur un collage, à Saint-Didier

 

 

Je suis la banquise quand vient l’été :

 

Ma glace craque

 

Et mes eaux figées se délient.

 

Je suis le froid quand il abandonne,

 

Le bâillon qu’on arrache,

 

Le passage retrouvé,

 

La digue sectionnée.

 

Mes flots à nouveau circulent,

 

Mes eaux poissonneuses nourrissent les peuples

 

Et ma terre délivrée offrira  l’abondance.

 

 

 

Je franchis l’arcade

 

Et limite mes doutes,

 

Chaque respiration m’est trésor.

 

Je nage la tête hors de l’eau.

 

Après de longues traversées polaires,

 

J’arrive là où depuis toujours

 

L’on m’attendait.

 

Sérénité et Patience,

 

Des hommes, des femmes,

 

Cortège aux milles nuances,

 

En procession m’accueillent.

 

 

 

A la roue de la vie,

 

J’offre le prix de ma transformation :

 

Ma descendance sacrée.

 

 

 

                                                    Nathalie

 

                                                     Saint-Didier

 

                                                    20-7-2013

 

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