• Autolouange après Chopin ( 3ème sonate, 1er mvmt)

     

     

    Je suis tout à la fois furie et tendresse sublime,

     

    Abandon aux tempêtes,

     

    Délicatesse déclarée.

     

     

     

    De ma fontaine jaillissent des gouttes de cristal :

     

    Pur appel à la vie.

     

    Ma musique, sans se perdre, suit toutes les errances.

     

    Je suis l’autorité venue de la nuit des temps.

     

    Dans l’ombre je me redresse, j’enfle, j’englobe tout.

     

    Jamais je ne fuis.

     

     

     

    Les cavalcades de mes notes lancées dans un galop effréné

     

    Vous emporte aux confins de la connaissance.

     

    Dans une course folle, je lance tous mes désirs.

     

     

     

    Ma voix sourde explore d’épaisses ténèbres

     

    Et mes turbulences se font lumière.

     

    Je bois à la source, je coule et désaltère.

     

    Je suis pluie de tendresse

     

    Déversée sur les abîmes de la souffrance.

     

     

     

    Trille d’amour déchaîné, je me transforme en danse acrobatique.

     

    Je viens pour chacun.

     

    Je comprends toutes les détresses

     

    Et berce toutes les nostalgies.

     

     

     

    Je suis initié à l’art ultime :

     

    Je fais de mes déchirements des extases

     

    Et je rayonne ce savoir.

     

     

     

                                              

     

                                                              Nathalie

     

                                                              Saint-Didier, le 28-07-2013

     

     

     

     

     

  • Autolouange sur le pictogramme de mon nom

     

     

    Je suis la main, je danse,

    La musique s’éveille.

    Je touche, je saute, je caresse

    Et le piano chante.

     

    Aimante, je me coule sur les touches.

    Poisson, je navigue dans les eaux de la grâce.

    Etincelle sacrée, mon intention est prière.

     

    A chaque inflexion, je donne l’élan,

    Je crée une marque dans le temps.

    L’aiguillon de mon désir

    M’invite vers d’autres latitudes.

    Je flotte sur les ailes du chant.

     

    Tourbillon de notes enragées,

    Je suis taureau vainqueur des périples harmoniques.

    Mes sabots sonnants, mes bonds retentissants

    Me portent au-delà des barrières.

     

    Agile pirouette, je me ris des arpèges.

    Dans une cascade de notes,

    Je baigne mon âme enflammée

    Et découvre un autre destin.

     

    L’orchestre de mes silences

    Fait frémir les étoiles.

    Souffle, murmure et bourdonnement,

    Je m’envole à la conquête des galaxies

    Et connais l’univers entier en un instant.

     

                                                           Nathalie

                                                           Saint-Didier, le 24-07-2013

  • Autolouange sur collage d’Elodie à St-Didier

     

    (sur les thèmes du texte écrit d’après mon pictogramme : régions inexplorées, autres latitudes, monter, quête)

     

    En éclaireuse, je remonte le cours du temps.

    Je sens des mouvements, je capte des signes

    Venant de la nuit des origines.

     

    Ma marche est éclair,

    Je progresse lentement.

    Irrésistiblement guidée

    Par une vérité palpitant dans l’obscur,

    Je recueille les étincelles du savoir.

     

    Musicienne d’un présent désenchanté,

    Je fais entendre aux hommes

    L’harmonie indestructible

    Qu’ils croyaient anéantie.

     

    Mes voyages sont de feu,

    Je brûle tous les dangers

    Car je suis mon instinct

    Et discerne d’où la lumière provient.

     

    Je plante des obélisques

    Pointant haut vers le ciel.

    Antenne puissante, je capte les messages

    Murmurés par les dieux

    Dans la pierre des hommes.

     

    Rythme et silence,

    Oubli, mémoire,

    Vérité provisoire,

    Je suis un chemin vers l’éternité.

     

                                                      Nathalie

                                                      Saint-Didier, le26-07-2013

  • Autolouange sur un collage, à Saint-Didier

     

     

    Je suis la banquise quand vient l’été :

     

    Ma glace craque

     

    Et mes eaux figées se délient.

     

    Je suis le froid quand il abandonne,

     

    Le bâillon qu’on arrache,

     

    Le passage retrouvé,

     

    La digue sectionnée.

     

    Mes flots à nouveau circulent,

     

    Mes eaux poissonneuses nourrissent les peuples

     

    Et ma terre délivrée offrira  l’abondance.

     

     

     

    Je franchis l’arcade

     

    Et limite mes doutes,

     

    Chaque respiration m’est trésor.

     

    Je nage la tête hors de l’eau.

     

    Après de longues traversées polaires,

     

    J’arrive là où depuis toujours

     

    L’on m’attendait.

     

    Sérénité et Patience,

     

    Des hommes, des femmes,

     

    Cortège aux milles nuances,

     

    En procession m’accueillent.

     

     

     

    A la roue de la vie,

     

    J’offre le prix de ma transformation :

     

    Ma descendance sacrée.

     

     

     

                                                        Nathalie

     

                                                         Saint-Didier

     

                                                        20-7-2013

     

  • utolouange après chant à Saint-Père (2)

     

    Dans l’église qu’un doux rayon éclaire,

     

    Je suis fraîcheur, silence et recueillement.

     

     

     

    Je  déambule, je préambule,

     

    Je tourne, je marche, j’apprivoise l’audace.

     

     

     

    Si des intrus dérangent nos rêves,

     

    Mes vibrations les chassent.

     

     

     

    Je suis celle qui invite au centre de l’espace.

     

    Quand j’écoute,  l’air vibre et chante

     

    Et les voix , libres, s’élancent.

     

     

     

    Je ne sais rien, l’instant me guide

     

    Et le souffle m’inspire.

     

     

     

    Mon oreille crée l’harmonie

     

    Et je rétablis l’équilibre

     

    Dans les turbulences du temps.

     

     

     

                                                  Nathalie

     

                                                  Saint-Didier, le 21-07-2013

     

  • Autolouange après chant à Saint-Père

     

    Je suis en haut,

     

    Je suis en bas,

     

    Je suis le haut

     

    Et le bas.

     

     

     

    Je suis bourdonnement incessant,

     

    Ma voix est d’ange et d’entrailles,

     

    Je sonne , je résonne

     

    Et la pierre me répond

     

    Et l’on me répond.

     

     

     

    Je suis bourdon, je vibre.

     

    Au pavement de l’église, je suis arrimée.

     

    Aux voûtes en ogives, je suis accordée.

     

     

     

    Je suis liberté, envol, élévation,

     

    Je voyage dans les volutes du son.

     

    Je suis la plénitude d’un « o » murmuré

     

    Et le silence d’un chant déployé.

     

     

     

    Des ailes me frôlent,

     

    Une mélopée soudain m’envoûte.

     

    Ma voix est invitation,

     

    Grondement, apaisement,

     

    Participation.

     

     

     

    Je saute dans le vide

     

    Et il est plein.

     

    Il n’y a pas de faux-bourdon.

     

    La musique me soumet

     

    Et je viens.

     

     

     

    Je suis l’alchimiste du son,

     

    Mon corps est un creuset

     

    Dans lequel un nouvel équilibre naît.

     

    Initiée aux lois de la transmutation,

     

    Je suis expérience, violence  et prescience.

     

     

     

    Quand tout se tait je sais l’amour,

     

    Je le partage et je l’appelle

     

    Pour que nous grandissions.

     

     

     

                                                                  Nathalie   à Saint-Didier, le 21-7-2013