20/07/2015

Chantal, formation à Saint-Didier, juin 2015

Autolouange sur anagramme

Je suis la protégée d’un sage aux yeux verts de chat persan.

Je plonge dans son regard, comme dans un miroir, et, dans une seule vision, je vois ma destinée et le destin du monde.

Je suis singe envoyé sur les routes en quête de sagesse.

Je suis singe dont les sottises et les simagrées ont attiré la protection divine.

Femme, je conjugue, en une seule et même personne, les deux faces d’une pièce d’or.

Je suis la guérisseuse qui cueille les feuilles des arbres.

Je suis la muse qui couche sur des feuilles des mots de guérison.

Je sais que je suis désirée en ce monde.

Je suis livres s’écrivant pour révéler la vérité aux hommes.

J’ai la force et le courage d’un centaure dont la flèche acérée sur son arc bandé, à chaque fois, touche juste.

Je porte dans ma prière la souffrance du sauvage solitaire dont l’alliance avec la nature et les forces terrestres a buté sur la mort et une croix de pierre.

Je suis chamane : je danse toutes plumes au vent.

Je me confie au souffle de la vie pour vivre, corps et âme, la plus belle des idylles.

Par mes incantations et toutes mes offrandes, je reçois moi aussi le don de la vision.

Je suis l’œil aux sept mains et aux douze rayons.

Dans ces moments, je suis la visitée des anges.

Je suis pour eux silence en présence duquel ils aiment se reposer et venir jouer.

Je m’amuse de leurs rires et leurs frémissements d’ailes.

Je suis, par leurs jeux, une enfant éternelle.

Puisant à ma force vitale, j’accompagne, jour après jour, la femme que je suis, vivant au cœur du monde.

Je suis journées on et je suis journées off.

Les jours on, je porte ma robe la plus lâche et la plus naturelle.

Je mets à jour ma peau nue, me livrant aux regards.

Je révèle ainsi ma part d’ourse.

Je suis constellation me guidant dans le ciel.

Je suis tête droite, tournée vers les plus hauts sommets.

Je suis la conquérante de cimes enneigées.

Je m’approche des nuages.

Je touche la voûte céleste.

Je suis sur les branches hautes (hôte) de l’arbre de la vie.

Les jours off, je porte ma robe d’apparat, cousue de fil d’or dans un voile de mariée par une couturière.

Nonchalante, je m’amuse et cuisine l’amour.

Je suis parfum d’été et odeur de fouin.

Je suis lèvres goûtant à des plats préparés et par trop réchauffés.

Je suis inattention, et laisse s’envoler mon ballon rouge, gonflé d’hélium.

Je suis la sotte laissant partir un temps précieux et libre.

Touchée au cœur par la flèche du centaure, je reviens à moi-même.

Je cours après lui de toute ma sagesse et m’envole vers le ciel.

 

Charlotte

À jour lâche m’use, sotte !

Jour lâche amuse, sotte !

Jour lâche a muse, sotte !

L’âme juste touchera os

Âme juste touchera l’os.

 

19:32 Écrit par Marie Milis dans Autolouanges d'ici | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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