• Autolouange d'Annelle à Léonard - Annelle Girard


    Je me pose dans la vie
    Je me pose dans la vie
    Je m'épouse dans la vie
    Je suis l'épouse épousée et posée
    Je suis l'épouse en majesté sur le trône sacré de mon être
    Je me pose, et tourne mon regard vers la clarté
    Je me pose dans la vie, dans le silence qui parle et qui murmure
    Je fais le mort, pour sentir mon germe de vie pénétrer la terre de mes désirs
    Je me pose en ces mains de sage-femme qui m'accueillent, paumes ouvertes, vers mon infinitude
    Je me pose, dans mon bassin, sacrum-sacré, où je suis un lac d'altitude, calme et sans ride
    où je suis réceptacle, coupe débordante d'humanité
    Je me pose dans la vie avec la gravité du grain semé en terre
    J'accepte de descendre dans les profondeurs de ma terre promise
    car en elle, je suis lumière et non ténèbre
    Je me pose dans la vie avec la légèreté de l'oiseau qui écrit dans le ciel des volutes d'amour,
    des trilles de vie et de louange
    Je me pose, mains jointes en cathédrale, car je m'élève et m'aligne au Divin
    Je suis vitrail
    Je suis photophore
    Je suis Théophore
    Je suis Épiphanie
    Je suis l'incandescence de ma divinité
    Je suis souffle
    Et je souffle
    vers le zénith d'un ciel
    Ouvert

    Soumont, 1er novembre 2015

     
  • Je suis l'aube de moi-même - Annelle Girard

    Je suis la lumière douce et dorée du miel

    Je luis dans les ténèbres d'asphalte, boueuses et poisseuses, de toutes les mémoires mortifères

    Mon cœur est un calice d'or en fusion

    Je m'y baigne et m'y ressource comme dans un élixir de paix mordorée et ambrée

    J'invite à m'y rejoindre les escaladeurs d'arc-en-ciel,

    les alpinistes de la légèreté bienfaisante et fertile

    Je suis ce grand visage flottant déjà au-dessus du Tout,

    longue large et lisse caresse

    Je suis l'étincelle du jour et son œil, toujours humide et bienveillant, berceau de l'humanité

    Je suis la cohorte glorieuse de ceux qui m'ont précédée

    Je suis ma vestale, je souffle sur le feu de vie qui m'anime

    j'invente une louange de flammes qui lèchent mes plaies et me guérissent

    Je suis flamme qui s'élève, je danse et chahute dans l'âtre de mon cœur

    Je crépite, et je saute de joie au cou de l'enfant que je suis

    je suis je(u) avec lui

    Je suis la lumière flamboyante qui éclôt du souci

    Je suis soleil en majesté couronné de lumière

    Je suis celle qui m'attend, amoureuse éperdue de moi-même

    Ma clarté féconde mon être tout entier et éclaire le monde

    Je suis ces mains douces et agiles qui viennent m'extraire à la noirceur et m'accouchent à la vie

    Je suis l'aube de moi-même

  • Louange au monde - Annelle Girard

    Je m'aime et j'ai foi en la beauté de ce monde.

    Je suis ce monde, à genou mais debout, géant dressé devant le vide-abîme comme un dieu de l'Olympe.

    Je suis Zaratoustra, Jéhovah, Christ, Bouddha et puis aussi Allah.

    Je suis la force convergente de leur souffle créateur qui féconde le monde de son haleine chaude et fertile.

    Je suis la genèse d'avant l'exil, je suis l'humanité encore enmatriciée, indivise de Celui qui l'a créée.

    Je suis cette flamme à peine germinée, dans les profondeurs de la nuit noire et sanglante.

    J'ondule et je louvoie, je serpente et me fraye un chemin de lueur vers l'autre et vers la vie.

    J'empoigne au passage tous les derviches tourneurs de lumière, tous les illuminés de la terre, toutes les lucioles de l'humanité.

    Je suis cathédrale solidaire, mains de Rodin enlacées, aux racines profondes, je lance ma supplique vers l'aurore boréale du solstice d'Amour.

    Je suis la clameur des vivants, et des âmes montées en une seule colonne de lumière vers l'alpha où tout s'unit.

    Je suis tambour rituel et chamanique, j'entends contre ma peau tendue et douce comme le sein d'une mère le pas de ceux qui sont en marche, vivants, et vibrant déjà de toutes béatitudes.

    Je bats et invite à la danse, sacrée.

    Je suis ce chant sacré qui s'élève et m'élève.

    Je suis la plainte muée en cri de louve ou de lionne, en cri de majesté.

    Je suis l'humanité insoumise et dressée comme un rempart d'amour contre la vague noire du mal.

    Je suis marée puissante de la paix, gonflée de force, déchaînée, invincible.

    Je suis houle d'amour, déferlement fracassant de toutes les tempêtes de l'amour depuis la nuit des temps.

    Je suis amour de force 10, raz de marée d'amour déracinant le mal dans son déferlement de feu liquide.

    Je suis le cœur blessé du monde. De ma plaie coule l'eau claire du renouveau.

    Je suis les pleurs et les larmes de cristal qui lave l'humanité toute entière de ses blessures.

    Je suis colombe de paix au cœur criblé d'épines, au cou perlé de sang. J'ensemence le monde de mes perles de sang : il y pousse des fleurs précieuses.

    Je tisse pour le monde un bijou de rubis. Je couronne le monde de ce diadème et l'invite à monter sur son trône.

    Je suis ce monde, je m'aime et j'ai foi en ma beauté, inaltérable, inaltérée.

  • Avec confiance je m'enfante - Annelle Girard

     

    De ma puissance créatrice sort une féminité douce et indomptée.

     

    Je suis mariage d'oxymores, en moi tous les contraires s'épousent et se fécondent.

     

    Je suis virginité ensemencée, tête et ventre, germe et matrice.

    Je suis madone à la feuille chlorophylle, poumon et cœur de la Création, je porte en moi l'humanité et je l'enfante.

     

    Je suis mariée au ventre rond comme la terre, je porte le monde avec humble fierté.

     

    Je suis métamorphose de l'âme, rigueur et rondeur, rectitude et abandon.

     

    Je suis la lumière, mon mental solaire éclaire l'obscurantisme d'un monde aveugle. 

    Je suis ange-réverbère tombé du ciel, tout autant que feuille virginale réceptacle du tout. Je suis apesanteur aux pieds sur terre.

     

    Je suis guérisseuse fertile, belle plante magique : qui me touche est touché!

     

    Je suis sagesse animale, sagesse ancestrale, fauve bienveillant docteur ès-vie.

    Je suis magicien de la vie, diplômé de l'Université de l'Adventus, j'ai le pouvoir de faire pousser avec détermination et certitude tout le féminin du monde.

     

    Je suis ce féminin, virginal et sacré.

    Je suis promesse d'alliance.

    Je suis ronde de moi.

    Avec confiance, je m'enfante.


     

     


  • La perle dans la boue - Annelle Girard


    Je suis.
    Je suis vague menaçante d'Hokusai, je déferle en houles brunes et mazoutées sur l'enfant chétive et maladive que j'étais, dans le ventre de ma mère, dans le ventre des mémoires mortifères et tueuses, dans le ventre des femmes dont la serrure forcée reste entrebâillée à jamais.
    Cette vague, je l'ai soumise, domptée : j'ai vaincu l'hydre monstrueuse du silence et de toutes le tortures.
    Je suis.
    Je suis la vague de l'âme qui gonfle à chacun de mes pas, je suis la vague bleue d'un ciel d'infinitude, je suis la vague gorgée d'invincibilité, ruisselant de tous les possibles.
    Je suis.
    Je suis la vague joueuse, je souffle le grand large, l'audace majestueuse, l'horizon à genou.
    Je suis la vague juteuse, je ruisselle en un suc, en un nectar glorieux qui désaltère l'humanité.
    Je suis.
    Je suis la vague-main de Dieu, en moi tout est contenu, en moi, tout est donné.
    Je suis la vague -main du Bouddha, protectrice et bénissante, je me penche sur mon berceau de nacre, je bénis qui je suis.
    Je suis le berceau de mon humanité, je suis l'alpha du premier cri, je suis la perle dans la boue.
    Je suis.

     

  • Je suis chant du silence - Annelle Girard

    Je suis rythme d'obliques noirs, tableau de Soulages, noir vibrant de lumière, 

    sillons profonds sur la chair de mon âme, scarifiée de lumière.

    Je suis candélabre alchimique, menorah tendant ses sept bras vers l'Immense.

    Je suis épure, je suis silence structuré. 

    Je suis colonnes de lumière, anges-candélabres.

    Je suis tabernacle qui m'attend à l'orient du chemin. Je suis quête du Graal.

    Je suis mandalas bouddhistes, épousailles du blanc et du noir en gris polyphoniques.

    Je suis rigueur, rectitude, écriture du soi en lignes droites et verticales.

    Je suis l'ombre dont vient la lumière. Je suis fenêtre sur les clartés de l'obscur, je suis rythme de troncs noirs effleurés d'un pinceau de lumière verticale.

    Je suis chemin vertical, ombre et lumière, doux soleil d'argile, matrice intemporelle.

    Je suis lune de bronze, sein de fleurs, incurvations noueuses.

    Je suis futaie vibrante, calice noir capturant les éclats lumineux.

    Je suis bois de cerf paraboles du ciel, odeurs fauves et musquées.

    Je suis graminées légères, perles de pluie et de soleil.

    Je suis apaisement, nuage cotonneux.

    Je suis eaux argentées, pépites d'or tournoyant à profusion.

    Je suis reflets, sources, montagnes et pyramides, calligraphie du dedans et du dehors, de l'obscur et de la clarté.

    Je suis sculpture de Brancusi, douceur du galet.

    Je suis noir et blanc, soleil terreux et lavis noir, je suis colonne de Buren.

    A la claire fontaine, il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai!

    Je suis reconnaissance, intériorité.

     

    Je suis chant du silence.

     

     

     

     .

  • Autolouange à l'autolouange - Annelle Girard

     

    L'autolouange, c'est une étoile céleste tombée en amour de mon cœur.

    Métamorphose, je suis cette métamorphose, fusion de l'éther, et de l'eau matricielle.

    Étoile du firmament, j'épouse les eaux primordiales où mon être a planté ses racines.

    Je deviens étoile de mer, ancrage dans la poche placentaire des origines du monde.

    Je suis ciel firmament et eau berceau de toute humanité.

    Je suis fil de lumière et fil d'Ariane, fil de cordeau de l'âme, qui plombée, lestée du grand Amour, explore enfin l'abysse du grand Alpha, juste au-dedans de moi.

    Je suis comète furtive qui illumine de sa fulminante trajectoire la grande nuit polaire des non-dits.

    Je suis à moi seule aurore boréale, je dévore la ténèbre qui soudain s'embrase, a l'infini des corps à cœurs.

    Je suis l'étoile du matin, je guide le pèlerin, je trace la voix lactée de tous les horizons possibles. Je m'élève en un souffle où l'origine liquide et fœtale de ma mémoire s'envole au firmament des rêves. 

    Je suis étoile émerveillée du tout qui est en moi. 

    Je suis la glorieuse étoile jaune, l'insigne d'une majesté où s'étreignent sans lutte l'humanité contraire enfin réconciliée. 

    Je suis l'étoile aux cinq points cardinaux, qui me prend en boussole chemine au cœur de l'être.

    Je suis l'étoile-âme anthropomorphique: de mes deux jambes, j'arpente les chemins sinueux qui mènent à qui je suis et m'attend. De mes deux bras ouverts, j'étreins la beauté des êtres et du monde, j'embrasse mon humanité. De ma tête haute, conquérante, j'ouvre un chemin vers le zénith où je suis couronnée.

     

    Annelle, autolouange à l'autolouange à partir de l'objet insolite.

    Lundi 16 mai 2016 après-midi.

     

     

    L'autolouange, c'est une étoile céleste tombée en amour de mon cœur.

    Métamorphose, je suis cette métamorphose, fusion de l'éther, et de l'eau matricielle.

    Étoile du firmament, j'épouse les eaux primordiales où mon être a planté ses racines.

    Je deviens étoile de mer, ancrage dans la poche placentaire des origines du monde.

    Je suis ciel firmament et eau berceau de toute humanité.

    Je suis fil de lumière et fil d'Ariane, fil de cordeau de l'âme, qui plombée, lestée du grand Amour, explore enfin l'abysse du grand Alpha, juste au-dedans de moi.

    Je suis comète furtive qui illumine de sa fulminante trajectoire la grande nuit polaire des non-dits.

    Je suis à moi seule aurore boréale, je dévore la ténèbre qui soudain s'embrase, a l'infini des corps à cœurs.

    Je suis l'étoile du matin, je guide le pèlerin, je trace la voix lactée de tous les horizons possibles. Je m'élève en un souffle où l'origine liquide et fœtale de ma mémoire s'envole au firmament des rêves. 

    Je suis étoile émerveillée du tout qui est en moi. 

    Je suis la glorieuse étoile jaune, l'insigne d'une majesté où s'étreignent sans lutte l'humanité contraire enfin réconciliée. 

    Je suis l'étoile aux cinq points cardinaux, qui me prend en boussole chemine au cœur de l'être.

    Je suis l'étoile-âme anthropomorphique: de mes deux jambes, j'arpente les chemins sinueux qui mènent à qui je suis et m'attend. De mes deux bras ouverts, j'étreins la beauté des êtres et du monde, j'embrasse mon humanité. De ma tête haute, conquérante, j'ouvre un chemin vers le zénith où je suis couronnée.

  • Autolouange à Saint-Didier - Annelle Girard

     

    Je suis l'isba joyeuse et rieuse, lovée au creux des bras d'eaux-vives, mes quatre habitants aux yeux d'azur sont lutins joyeux extracteurs de profondeur. 

    À ma croisée, se rencontrent tous les chemins de l'être. Je tisse entre eux une étoffe aux fils de soi.

    Je suis l'humble perdrix enfanteuse de lumière, la couveuse insensée de tous les avènements de l'âme nue et joyeuse. J'apporte à ceux que je porte une chaleur douce et constante, propice à l'éclosion de la singulière universalité qui les habite. J'accueille sous mon aile toutes les naissances de l'âme en un cri de joie!

    Je suis chants d'oiseaux messagers du cantique du soleil, cantique des cantiques, chant d'amour à l'amour.

    Je suis touffeur de plumes où se blottir est bon, terrier matriciel de la conscience.

    En mon architecture de pierres ancestrales humbles et sacrées, voûtes aux arcs boutants à la pointe des cœurs, je suis phare solide vers lequel convergent tous les navigateurs au long cours cherchant leur Atlantide, celle du dedans.

    Je suis jungle de soi dans laquelle on chemine, suivant le canal qui mène à la source.

    Je suis eaux insoumises charriant gaiement les scories du monde.

    Je suis alchimie de verts, bruissement vivant du souffle créateur.

    Je suis odeurs de feu, de bois et fumets des Dieux. De mon ventre-cuisine s'échappent des effluves de paradis...

    J'accueille avec une humble générosité tous les pèlerins cheminant vers le solstice d'été du monde, tous les nomades en quête de sens, tous les réfugiés renonçant aux régions mortiferes de la mémoire.

    Je suis le lieu où se détissent les robes de tristesse, où s'unissent et se tissent les habits de lumière des fiancées du Vivant.


  • Note mystere - Sophie Lemosof

    Note mystère,

    Je fais partie de la symphonie puissante de l’univers

    Le cœur de mon être vibre sur une fréquence inexplorée

    Je plonge en moi-même pour la découvrir

    Je m’habille d’audace pour déceler  les vérités enfouies sous le mensonge

    Je savoure les rythmes délicats de tout processus de transformation

    Je navigue sans boussole, orientée par la vie, guidée par les anges

     

  • Invitée sur la terre -Sophie Lemosof

    Invitée sur la terre

    J’honore ma place creusée par les siècles

    Façonnée par mes actes j’avance en vraie liberté sur les chemins rencontrés.

    Je suis réceptacle pour l’immense,

    je suis accueil de l’infime détail,

    je suis décalage pour faire danser la vie au cœur de nos histoires

    Je suis conteuse de parfums, peintre de la transparence, note de mystère

    Espace symphonique, je suis reporter sans frontières de moi-même

     

  • Solide et déterminée - Sophie Lemosof

     

    Solide et déterminée j’avance vers mes renaissances

    Ignorante, exilée, je me brûle d’incompréhension

    Spontanée, ivre de liberté, je déjoue mille pièges entrelacés

    Je vois l’illusion du mal

    Je transforme mes  ennemis innombrables en réconforts divins

    Caillou pointu  je m’enlève de ma chaussure étroite

    Pieds nus j’accueille la joie d’être montagne

    Je me recouvre de neiges éternelles

    Je m’immobilise hors du temps

    Je suis gardienne de mes devenirs

     

    Solide et déterminée j’avance vers mes renaissances

    Ignorante, exilée, je me brûle d’incompréhension

    Spontanée, ivre de liberté, je déjoue mille pièges entrelacés

    Je vois l’illusion du mal

    Je transforme mes  ennemis innombrables en réconforts divins

    Caillou pointu  je m’enlève de ma chaussure étroite

    Pieds nus j’accueille la joie d’être montagne

    Je me recouvre de neiges éternelles

    Je m’immobilise hors du temps

    Je suis gardienne de mes devenirs

  • L'autolouange, c'est - Sophie Lemosof

    « L’autolouange c’est » (Formation  Saint Didier)

     

    Je suis regard pur

    Je m’émerveille de l’infime

    Je fais grandir l’immense à l’infini

    J’exauce les vœux les plus audacieux

    Je mets le jour au cœur de la nuit

    Je déploie les rides de ma mémoire

    Je suis évidence reconnue

    Je suis stéthoscope de l’âme, permission sacrée, offrande pour l’humanité

    Avec délicatesse farouche je manie le glaive de vérité

    Je réveille le silence castrateur, je le fais cri de joie

    Je m’éveille à l’harmonie de chaque atome de vie

    Je suis éclair de conscience

    J’illumine et transforme le réel

    Je suis autorisatrice de mille fabuleuses décisions

    L’amour est mon royaume, la sagesse est ma clé, la surprise mon alliée

    Je suis là où je suis, parfaite dans mes errances, espiègle dans mes détours, reine de mes turpitudes

    Noble dans mon intention je guide les anges au centre de mon cœur

    Labyrinthe sans mesure je perds le voyageur hésitant, je le mets face à lui-même,

    pour que son chemin soit le sien

    J’évente de 1 000 mains l’air putride, je le transforme en arôme subtil

    Je laisse surgir de mes tripes mon cri de nouvelle fée

    Je me reconnais toi, de toute éternité

     

  • Exposition Klee, Sophie Lemosof


    Je suis archange insolite
    J’apparais subtilement dans l’équilibre de moi-même
    Mon oeil sage voit tous les mondes, mon nez relie terre et ciel
    J’unifie l’occident et l’orient
    Je suis centre de l’équilibre en mouvement
    Je suis défi à la médiocrité
    Je révèle le sens sacré de nos actes
    Pétrie d’innocence et de labeur, je suis harmonie de contrastes saisissants
    Je suis vibration pure de la couleur maitrisée
    Je suis puissance née dans la douceur
    (Tableau : Archange)


    Je porte en moi mille identités et chacun de mes pas est unique
    J’invente un chemin neuf sur un tapis tissé d’expériences millénaires
    Je suis air, je sers d’appui à mes interrogations multiples
    Je suis eau, je me guide dans les méandres de l’amour
    Je suis feu, je me galvanise en un élan sans limites
    Ma bouche entend ta peau, mes yeux respirent tes paroles, mon coeur voit ton parfum
    Je suis souffle inaltérable de renouveau
    (Tableau : Jumeaux)


    Je dis avec aisance mes couleurs singulières
    Je trace ma voie unique aiguisée par ma sensibilité inépuisable
    A chaque seconde je donne à réfléchir pour que gagne la paix en tous lieux
    L’imprévu est mon atout, la convention ma surprise
    Je suis collectionneuse du futur
    Je me déjoue des formes et des couleurs
    Je dénonce l’absurde en en tour de main innocent et élaboré
    Je fais de ma faiblesse extrême une partenaire rigoureuse et aimante
    Mes adversaires sauvages me renforcent puissamment
    Je suis chercheuse de nos potentiels innombrables
    Je travaille nuit et jour depuis la première heure pour honorer nos vies
    Avec la plus infime lueur et la plus magnifique lumière j’éclaire nos chemins
    (Impression générale des différents tableaux)